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Tome premier.
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THÜCYDIDE

penous acquerronsdans celte ile, l’ern-pire sur toute FHellade, ou nous feronsbeaucoup de mal aux Syracusains, etpar lä nous travnillcrons ponr nous-mf .mesetpour nos allies. Avec noire finite,nousseronsmailres, ou dereslor.si nmisobtenons quelque succes. ou de nous re-tirer; car notre marine nous donnern lasuperioritö sur toute la Sicile. Quo lesraisonsdeNicias nevous touclientpoinl;elles tendcnt ä vous relenir dans l’innc-lion,el ä jeter la division enfre les jetinesgens et les vieillards. Suivez 1’exeniplede vos peres, qui, jeunes et vicux, ani-mesd’un möme esprit, ont portöä ce hautdegre la splendeur de Fempire. Tächez,par les mfemes moyens, d'ajou ter cncoreäsa prosperite, ct soyez convaincus quela jeunesse et la viei Messe nepeu vent rienl’une sans l’autre; que Ic bon, le medio-cre et le mauvais röunis, auvont la plusgrandeforce; qu’au sein d’unelacheoi-sivete, la republiques’usera d’elle-mömecomme tout le reste, et que toutes lesconnaissances arriveront ä la decrepi-lude;mais que, dans un etat de lutte,eile ajoutera sans cesse ä son experience,et que c’est par des actions mieux quepar desdiscours, qu’elle apprendra a sedefendre. E n u n m ot, j e mai n t iens q u ’ u npeupleactif se dötruira s’il passe de l’uc-tiviteau repos, et que le plus stir moyonde Conservation pour lui est de suivre,au sein de la Concorde, ses lois et sescoutumes, mömes vicieuses. »

Chap.19. Ainsi parla Alcibiade : ex-cites par ses paroles et les supplicationsdesexilesd’Egeste el de Löontium, quileur rappelaient la l'oi des sermens etimploraient des secours, les Atheniensvoterent la guerre avec bien plus de cha-leur encore qu’auparavant. Nicias re-connulqu’ilnegügnerait rien sur eux enreproduisanl les meines raisonnemensdonlilavaitdejä fait usage; maisil cnitqa’en delaillant les preparaiifs qu’exi-

, LIV. VI.

geait l’entreprise, et les leur montrantenormes, il les feraif peut-etrechnngerd’avis. Il s’avanria donc, ct leur tint ensubstance ce discours:

Ciup. 21. « Atheniens , je vous voisabsolument delermines ä l’expodition :puisse-t-elle donc reussir comme nousle voulons ! Je vais vous faire connaitrece que je pense dans la circonslance ac-tuelle. D’apres ce que j’cntends dire,les -vilies que nous allons aüaquer sontpuissantes; fndependantes les tinesdesautres, dies n’ont pas besoin de ces re-volutions ou Fön sc precipite volontierspour passer d’un dur esclavage ä unecondition meillcure. Nombreuses pourune seule ilc, belleniques la plupart,elles ne preferevont ceriainement pasnotre domicrtion ä leur liberte. Sij’dhexcepte Naxos et Catane, qui, j’espere,se joindront ä nous, a cause des liens deconsanguiniteqiu lesunisscntauxLeon-tins, il en est sept autres principalementdcnt l’etatmililaireest, ä tous egards,aussi respeclable que le nötre, el parmielles Selinonte, et Syracuse que mena-i cent particuliercment nos armes. Ellessontbienpourvuesd’hoplites, d’archers,de gens de trait, de navircs et d’equi-pagcs ; elles ont des richesses dans lesmains des particuliers, et des Iresors d<$-poses dans les hierons des Selinontins :Syracuse recoit möme des divers peuplesbarbares des contributions en nature;et, ce qui procurc ä ces villcs un grandavanlage, elles ont une forte ca Valerie, etdu grain qu’elles recueillent dans le payssans avoir besoin d’en tirer du dehors.

Ciiap.21. « Contreune teile puissancece n’est pas assez de forces navales ordi-naires, il laut encore que nous transpor-tions avec nous une formidable infan-terie, si du moins nous voulons fairee chose qui repondealagrandeurdenosprojels, et ne pas voiruneforteca-valerie rendre notre descente impossible;

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