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Tome premier.
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TIIUCYDIDE , LIV. VI.

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del’etat, etdetablirsurlaconquötepro- | tout ce qu’il y avait ä Athönes d’hermösjetee une solde perpeluelle. Au milieu i de pierre, selrouvamiililee. Les hermesde cette foule avide et passionnee, ceux f sont des figures carrees, et, suivant l’u-qui ne goütaient pas l’entreprise au- i sage du pays, on en voit un grand nom-raient craint, en donnant un avis, de pa- j bre, soit aux vestibules des maisons par-

raitre malintentionnes : ilsse taisaient.

Chap. 25. Enfin un Athenien s’a-vanga, et, appelanl Nicias par son nom etle sommant de comparaitre, lui dit qu’ilnefallait ni cherclier des pretextes, nidifferer, mais döclarer ä l’instant, enpresence de tous, quels preparatifs lesAtheniens devaient decreter. Oblige derepondre, Nicias dit qu’il en delibereraitplus mürement et ä loisir avec ses colle-gues; mais qu’ä en juger dans le mo-ment, il ne faudrait pas mettre en mermoins de cent triremes; que les Athe-niens fourniraient pour le transport desgens de guerre autan t de bätimens qu’ilsjugeraient ä propos, et qu’on demande-rait leresteaux allies; que les hoplites,tarn d’Athenes que des villes confederees,devaient s’embarquer au nombredecinqmille,et mömeplus, s’il etait possible;que pour le reste de l’armement, archersd’Athenes et de Crele, frondeurs, enfinpour tout ce qui serait necessaire, onsuivrait la meine proportion.

Cuap.26. 11 dit: on decreta que lesgeneraux auraient de pleins pouvoirs,et que, pource qui concernail le nombredes troupes de tonte l’expedilion, ils fe-raientce qu’ils jugeraient le plus avan-lageux ä letal. Ensuite commencerentles appröts. On depecha des ordres auxallies; des röles furenl dresses. La re-publiquecommengait ä respirer et de lapesleet des maux d’une guerre continue;elleavaitacquisune nombreusejeunesseet amasse des tresors ä la faveur de laSuspension d’armes : on satisfaisaitdoncplus aisement ä toutes lesrequisitions ;les preparatifs se faisaient.

Chap. 27. On en etait occupe lorsque,dans une memo nuil, la face de presque ;

ticulieres, soit dans les hierons. Lescoupables n’elaient pas connus : on enfit la recherche; de grandes recompen-ses, aux frais de l’etat, furent promisesaux denonciateurs; ilfut memeenjointpar un decret ä quiconque aurait con-naissance de quelque autre sacrilege,citoyens, etrangers, esclaves, de lede-noncer hardiment. On donnaunegrandeimportance ä cette affaire, qui semblaitde mauvais augure pour l’entreprise;on y voyait un complot dont le but avaitete d’amener une revolution et de de-truire le gouvernement populaire.

Chap. 28. Des meteques et des valets,sans faire aucune disposition relative auxhermes, denoncerent et des mutilationsde statues commises precedemment pardesjeunes gens dans lestransports d’unefolle gälte et dans la chaleur du vin, etde derisoires celebrations des mysteresqui avaient eu lieuen cerlaines maisons.C’etait Alcibiade qu’ils chargeaienl. Sespl us grands ennemis feignaient de croireä cette accusation contre un citoyen quiles empechail de se placer ä la töte dupeuple, esperant, s’ils le chassaient, de-venir les premiers de l’elat. Ils exage-raient la gravite du fait, röpötant, dansleurs clameurs, que la mutilation deshermes et la profanalion des mysteresavaient sansdoute pour objet l’abolilionde la democratie, et qu’aucun de ces sa-crileges n’avait ete commis sans la par-ticipation d’Alcibiade; ils ajoutaient enpreuve la licence effrenee de toute saconduite qui s’accordait si mal avec leregime populaire.

. Chap. 29. Alcibiade se defendit aus-sitöl de ces inculpations. 11 etait pret äcomparaitre avant son depart, pour ölr«