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inlerroge; ä subir la peinc des delilsdont on donnerait la preuve, ou ä re-prendre le commandement,s’il etait ab-sous : car les preparalifs se trouvaientdes lors termines. II protestait conlre lesaocusationsqui pourraient etre intcnteesen son absence, et demandait la mortsans delai, s’il etait coupable. II rcmon-trait que le pai ti le plus prudent etait dene pas laisser sorlir ä la tele d’une ar-mee si considerable un komme prevenude tels delils, avant de l’avoir juge. Maisses ennemis craignaieni que, eite en ju-gement, il n’eütpourlui la bienveillanoede l’armee, Findulgence et la faiblessedu peuple, qu’une conskleration puis-sante porterait d’ailleurs ä le menager;car c’elait ä cause de lui que partaientles Argiens et quelques troupes de Man-tinee. Pour detourner Fobjei de sa de-mandeet refroidir le peuple, ils mirenten avant d’autres orateurs. Ceux-ci re-presenlaient qu’Alcibiadc devait s’em-barquer sans delai, que son depart nepouvait etre diflere, et qu’on ajourno-rait la cause ä son retour : car ils vou-laient le charger encore davantage, cequi serait plus facile en son absence, etle rappeier ensuite pour son procös. IIfut decide qu’il partirait.
Ciiap. 50. On etait dejä au milieu deF6te quand on mit ä la voile pour la Si-cile. II fut ordonne que la plupart desallies, lesbätimensdestinesau transportdes vivres, les navires de Charge, et lousles bagages qui suivaient l’armee, serassembleraient ä Corcyre, d’oü, tousensemble, ils traverseraient la mer Io-nienneet gagneraient l’Iapygie. Au jourprescrit, les Atheniens et ccux des alli(*qui se trouvaient ä Athenes, se rendi-rent au Pirce des le lever de laurorc,et monieren! leurs vaisseaux pour fairevoile. Presque toute la ville, iant ci-toyensqu’elrangers, descendit avec eux.Les geus du pays accompagnaient ceux
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qui leur appartenaient: ceux-ci, leursamis; ceux-lä, leurs parens; d’autres,leurs fils. Ils partaient, se livrant ausplus brillantes esperances, et en m4metemps versaut des larmes et gemissant;occiqres de ce qu’ils allaient acquerir, etde ceux que peut-etre ils ne reverraientplus, songeant ä quelle distance ilsetaient envoyes hors de leur patrie.
Chap. 51. Danscet instant supiemeoü il fallait se separer, non sans sujetde crainte de chaque cöte, on sentaittous les perils de l’entreprise bien mieuxqu’ä Finstant oü on l’avait deerelee;mais les regards etaient en möme tempsfrap|res de la force et du nombre desapprßls de toute espea:, et ce coup d’oeilrassurait. Les etrangers et une foule im-mense etaient accourus pourcontemplercespeclacle, bien digneen effet d’allirertant de regards, et fort au-dessus deceque l’imagination pouvait s’en figu-rer. Cet armement, le premier qui,entierement compose de troupes helle-niques, füt sorti d’une seule ville, sur-passait en sompluosite et en magnifi-oence tous ceux qu’on avait pu voirjusqu’ä ce jour. A la veritd une multi-tude non moindre de vaisseaux et d’ho-plites avait etd reunie pour l’expeditiond’fipidaurie, conduite par Pericles, etmeme pour cel le de Potidee, commandeepa r Agnon. Dans cet te dem iere, les Athe-niens seuls avaient donne quatre millehoplites, trois Cents chevaux, centtri-remes; ceux de Lesbos et de Chios, cin-quante; et un grand nombre d’allidsetait montösurla flotte. Maisil nes’agis-sait alors que d’une courte traversfe, ettous les preparatifs avaient etd peu con-siderables; au lieu que cetle derniereexpedition, qui devait fetre d’une Ion-gue duree, avait exige tout ä la fois destroupes de terre et de mer, comme pourfaire face ä la double espece de besoinsqu’on pourrait eprouver. L’equipement