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Tome premier.
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THOCfDIDE

ma is il survint un tremblement de terre,et ils se retirerent. Les Argiens se re-pandirenl ensuite dans la Thyreaiide.,^payssitue sur leurs frontieres, et firentsur les Lacedemoniens un riehe butin,qui ne leur valut pas moins de vingt-cinq talens. Peu de temps apres et danslecours du meme ete, le peuple de Thes-pies se souleva contre ses magistrats,mais sans pouvoir, quoique seconde parles Atheniens, s’emparer du gouverne-ment. Les uns furent pris, les autres re-duits ä chercher un refuge ä Athenes.

Chap. 96. Les Syracusains appren-nent dans le meme ete que les Athe-niens, ayant rer;u de la cavalerie, sedisposent ä mancher coritre eux. Persua-des que s’ils empechaient l’ennemi des’emparer d’Epipoles, lieu escarpe et quidomine la ville, ils le mettraienl par lädans l’impossibilile de les enfermer d’unmurde circoimllalion, quand mfemeune victoire l’aurait rendu maitrede laCampagne, ils resolurent de garder lesacces d’Epipoles, les seuls qu’il püt ten-ter: car de lous les autres cöles sonl descollines qui vont en pente jusqu’ä larille, en sorle que le terrain qu’ellesenveloppenl est en entier ä decouvert.Les Syracusains ont nommd ce lieu ttpi-potes, parce qu’il domine le reste dupays. Avecle jour, ils allerem, en masse,gagner la prairie que baignc l’Anapus.Hermocrate et ses collegues, recemmentinvestis du commandement, firent larevue des hoplites, et choisirent parmieux sept cents liommes que comman-daitDiomile, exile d’Andros : ilsgarde-raient fipipoles, et, reunis, ils seraienta portee de seconder avec promptitudeloute autre Operation.

Chap. 97. Des lejour qui suivit cettenuit, les Albeniens firent la revue destroupes ä l’insu des ennemis, sorlirentde Catane par mer avec toutes leurs for-ws,abordcrentavec precaution dans un

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lieu nomme Uon, distant d’Epipoles desix ou sept stades, et mirent ä terre leurinfanlerie, landis que leur flotte allaitslationner ä Thapsos. Cette ehersoneseavancße dans la mer, et ne tenant ä laterre que par un isthme etroit, n’est,ni par terre ni par mer, fort eloigneede Syracuse. Les soldats de la flotte,apres avoir garni l’isthmedepalissades,resterent dans Thapsos: quant ä l’infan-terie, ellecourutprecipitamment ä lüpi-poles, et en gravil la hauleur du cötdd’Euryele, avant que ceux des Syracu-sains qui passaient en revue dans la prai-rie pussent s’apercevoir de sa marche ets’avancer contre eile. Ils vinrent cepen-dant enfin avec plus ou moins de c61d-rite, entre autres les six cents aux Or-dres de Diomile. II n’y avait pas, de laprairie, moins de vingt-cinq stades äfranchir pour se trouver en presence: ilsattaquerent donc en dcsordre, furentbattus et rentrörent dans la ville. Dio-mile fut tue, et avec lui perirent troiscents des siens environ. Les Atheniensdresserent un trophee, rendirent parcomposition les morts aux Syracusains,et descendirent le lendemain jusqu’aupied de la place. Comme il ne se fitpas contre eux de sortie, ils se retirerentet se mirent ä construire, au sommetde la pente escarpee d’CpipoIes, ä Lab-dale, un fort qui regardait Megäre : ilsle dcstinaient ä servir de magasin pourleurs effets et leur argent, toutes les foisqu’ils s’ecarteraient pour combattre outravailler ä des retranchemens.

Ciiap. 98. Peu apres, il leur arrivad’Egesle trois cents cavaliers, et environcent hommes, tant de chez les Siculesque de Naxos et autres lieux. Lesdeux cent cinquante cavaliers d’Athenesavaient re<;u des chevaux de Catane etd’Egeste, ou en avaient achele. On ras-sembla en tout six cent cinquante cava-licrs. Les Atheniens laisserent une gar-

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