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Tome premier.
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370
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370 THÜCXPIDE

nison ä Labdale, allerem ä Tyce, s’yarrölerent, et travaillerent sans delai äun mur de civconvallation. La celerilede leurs travaux effraya les Syracusains;ils ne crurent pas devoir rester tran-quilles spectateurs, et s’avancerent dansle dessein de combatlre. Doja l’on etaiten presenco; mais les generaux syra-cusains, voyant leurs troupes eparseset considerant la difficulte de les langeren balaille, retournerent a la ville. Seu-lement ils laisserent de la cavalerie, donlla presence empechail les ennemis d’al-ler chercher des pierres et de s’ecarler;mais un corps d’hoplites atheniens, sou-tenu par les cavaliers, l’attaqua et lamiten fnite. On lui tua quelques hom-mes, et cet avanlage fut Signale par untrophee.

Cjhai*. 99. Le lendemain, les Alhe-niens se remirent ä leur mur de circon-vallation : les uns s’occupaient de laparlie de ce mur qui regardait le nord;les autres apportaient des pierres et dubois de charpente, qu’on se passait deproche en proche, et qu’on deposait äTrogile, point oü la circonvallation äconstruire, depuisle grand port jusqu’äl’autre mer, se trouvait ütre la pluscourle. Les Syracusains, qui suivaienten tont les conseils d’llermocrate, Tunde leurs generaux, ne voulaient plusen venir contre les Atheniens ii une af-faire decisive, donl le resultal serait oula victoire ou une entiere defaite. II leurparut qu’il etait mieux d’opposer unecontrevallation sur un des points par oüdevait passer la circonvallation des en-nemis : s’ils les prevenaient, ils leurcouperaient le passage; si les Atheniensvenaient les attaquer, on emploierait äproleger les travaux une seule parlie del’armee, on occuperait les debouches,on lermerait les avenues par des palis-sades, tandis que l’ennemi marchantavec toutes ses forces, ue pourrait le

, biv. vi,

faire sans abandonner ses ouvrages, n ssortirent donc, et bativent leur muf,ä partir de la ville, en commengant au-dessous de la circonvallation des Alhe-niens, et donnant ä ce mur une direc-tion perpendiculaire. Ils couperent lesoliviers de l’hieron, et en eonstruisirentdes tours. La flotte athenienne n’etantpas encore passte de Thapsos au grandport, les Syracusains reslaient maitresde la mer, et les Atheniens etaient obli-ges de faire venir par terre de Thapsosles choses necessaires.

Ciiap. 100. Les Syracusains avaientconslruit des palissades et leur contre-mur, sans que les Atheniens vinssent lesen empecher, parce qu’ils craignaient,s’ils se partageaient, d’avoir peine äsoutenir le combat, et parce que d’ail-leurs ils se hätaient de finir les travaux:les Syracusains, croyanl ayoir consolideles leurs, laisserent un corps de troupespour les garder, et rentrerent dans laville. Quant aux Atheniens, ils detrui-sirent un aqueduc qui portail l’eau äSyracuse par des canots souterrains,puis, remarquant que les Syracusainsse retiraient sous leurs tentes veis lemilieu du jour, que plusieurs meraeal-laient ä la ville, et que ceux qui etaientde garde aux palissades s’acquittaientnegligemmentde leur devoir, ilsenvoye-rent trois Cents hommes d’elite et quel-ques troupes legeres et bien armees,avec ordre de courir subitement au murqu’on leur opposait. Le reste des trou-pes fut partage en deux corps, com-mandes chacun par Tun des deux gen6-raux : Tun deces corps s’approcba de laville pour faire face aux troupes quiensorliraient, et l’aulre se dirigea vers lespalissades voisines de la porle. Les troisCents altaquerent et enleverenl les palis-sades; ceux qui les gardaienl les aban-donnerent pour se refugier derriere lestravaux avances qui etaient au Teine-