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Tome premier.
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590 THUCYDIDE

l’autre, aucunc rfsistance : il ne sortitconlre eux que la cavalerie et les gensde trait de l’Olympium.

Cu ap . 43. Demosthene ensuite vouluttenter l’allaque du mur de contrevalla-tion avec des machines de guerre : il lesfitavancer; maisellesfurent bnileesparles ennemis, qui se defendaienl du hautdes murailles. Le reste de ses troupesattaqua sur divers points, et fut re-pousse. Ne croyant pas devoir perdreplus de temps, il persuada ä Nicias etaux autres commandans d’altaquer Epi*poles. 11 jugeait impossible, pcndant lejour, de s’avancer et de franchir la hau-teur sans etre apergu; il ordonna auxsoldats de se pourvoir de vivres pourcinqjours; et, prenant avec lui lesappa-reilleurs, Ics magons, tous les gens detrait, toul ce qui etait necessaire pourse retrancber si l’on avail l’avantage, ilinarchasurEpipolesäla premiere veille,avec Eurymedon, Menandre et toute1’armee. Nicias demeura dans les re-tranchemens. Ainsi que la premierefois,on monla par Euryele, sans etre dccou-

, jav. vii.

garde, et en arrachaient les cr^neaux.Les Syracusains et leurs allies, Gylippeet ses soldats, sortirent des fortificationsavanc6es. Comme on ne s’etait pas at-lendu, pendant la nuit, a une entrepriseaussi audacieuse, les troupes combat-tirent timidemenl, selaisserent forcer,et d’abord firent retraitc. Les Athenienss’avangaient en desordre, comme vain-queurs et impatiens d’achever de rom-pre ä l’inslant tout ce qui tenait encore,dans la crainte, s’ils laissaient ä l’en-nemi le temps de se reconnaitre, qu’ilne parvint ä se rallier. LesBeotiens lespremiers lcur opposerent de la resis-tance, les chargerent, les firent recu-ler, les rnirent en fuite.

Chap. 44. Des lors les Atheniens fu-rent dans le plus grand desordre, et leurtrouble devint tel, que ni eux ni leursadversairesne pouvaient aisementexpliquer ce qui etait arrive. En plein jour,ceux qui se trouvenl ä une affairc sommieux instruits, sans cepcndant loatsavoir; chacun n’a connuissance, etencore une connaissance imparfaile,vert par les gardes avancees; on attaqua, | quedece qui se passe autourdeluiileon enleva les ouvrages des Syracusains ; moyen donc que, dans un combat deen cet endroit: quelques hommesde la ; nuit tel que celui-ci, le seul qid, dansgarnison furent tues; la plupartfuirent j cette guerre, ait eu lieu entre deux ar-et gagnerent les camps d’Epipoles. 11 y mees considerables, on puisse savoiren avait trois dans les fortifications | netlement ce qui s’est passe? A la veriteavancees, celui des Syracusains, celui | la lune brillait : mais on se voyait lesdes autres Siciliens et celui des allies. j uns les autres comme on pcut se voirLes luyards annoncerent l’arrivee de ; ä cette clarle : on apercevait bien lal’ennemi aux six eents Syracusains qui, j forme des corps, mais non de maniereädece cöte, formaieni la premiere garde j distinguer l’ami del’ennemi.Deshopli-d’Epipoles. Ceux-ci accourent; Dtanos- i tes des deux parlis se irouvaienl, nonthene et les Atheniens les renconlrent , j en petit nombre, resserres dans un es-et, malgre la vigueur de leur defensi ,! pace etroit. Des corps atheniens etaientles meltent en fuite, et vont aussilöt en 1 dejä yaincus, landis que dautres s’a-

avant pour ne point laisser refroidirl’ardeur du soldat, et afin de terminerl’affaire qui les amenail. D’autres, en

meme temps, s’emparaient d’emblee 1 ne savaient oü aller; car dejä, la fuitedes premiers travaux abandonnes par la etant dccidee, le trouble etait gendral,

vangaieni n’ayanl pas encore donne.Du reste, de leur armee, une parlie ve-nait de monter, une aulre arrivait. Hs