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Tome premier.
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396 THUCYDIDE

tres ßoliens, onlre les Beotiens, Icarsfondateurs, qi elaient avec les Syra-cusains; mais es Plateens, qui etaientBeotiens, seul d’entre les peuples dela Beotie, firer, la guerre aux Beolienspour satisfaire lur haine. Les Bhodienset les Cythereer, sont d’origine dorien-ne : ceux de Cjhere, colonie de Lace-demone, porteint les armes contre lesLacedemoniens [ue Gylippe comman-dait. Les Rhodios, Argiens d’origine,elaient obliges d combattre et des Sy-racusains Dorieu et les habilans deGela, Argiens, t rnörne lenrs proprescolons, qui comhttaient avec les Syra-cusains. Les habiins de Cephallenie etde Zacynthe, voiins du Peloponnese,quoique libres, neaissaient pas, comraeinsulaires, d’etre omines par les Atlie-niens, maitres dea mer, et ils les sui-vaient.Les Corcyiens, non-seulemenlDoriens, mais enore evidemmenl Co-rinlhiens, lirent 1 guerre aux Corin-thiens, dont ils snt colonie, et auxSyracusains, avec ui ils ont une com-mune origine. 11s iretextaient l’impe-rieuse necessite; mis le veritable molifetait leur haine cotre Corinlhe. Ceuxqu’on appelle aujo.rd’hui Messeniens,soit deNaupacle, sit de Pylos, qu’A-thenes possedait alcs, furent pris pourcette guerre, aussi >ien que les exilesde Megäre, qui, e; petil nombre, etpar suile de leur maueur, combattirentles habilans de Seliionte, qui sont Me-gariens. Les autres euples qui prirentpart ä cette expeditan le lirent plutötvolontairement que >ar contrainte. LesArgiens s’y engageent moins ä titred’allies qu’en haine de Lacedemone;ainsi, par des animaites particulieres,dillerens peuples suvirenl , quoiqueDoriens, les Athenieis d’origine ioni-que, qui marcbaicnt;onlre des peuplesd’origine dorique. Ics Manlineens etautres Arcadiens soutbyes, aeeoutumfe

, uv. VII.

ä marcher contre tous ceux qu’on leurdesignait pour ennemis, aussi par amourdu gain,jugerent ennemis les Arcadiens,qui marchaient avec les Corinthiens.Les Cretois et les ßtoliens se laisserentpareillement gagner par l’appät de lasolde. Ainsi les Crelois , qui avaientfonddGela avec les Rhodiens, firentlaguerre, non pas en faveur de leur colo-nie , mais contre eile, et non par incli-nation, mais pour gagner l’argent qu’onleur offrail. Ce fut aussi par amour dugain que plusieurs Acarnanes donnerentdes secours; mais, allies pourla plupart,ils n’obeissaient qu’ä leur amitie pourDemosthene et ä leur bienveillance pourles Atheniens. Le golfe d’Ionie bornaitle territoire des peuples dont nous ve-nons de parier. En Italie, ceux de Thu-rium et de Metaponte, en proie ä dessedilions, furent entraines dans cetteligue, ainsi que les habilans de Naxoset de Catane en Sicile. Entre les Bar-bares, les Egcstains, qui avaient sou-leve la plupart des peuples de la Sicileet de ceux du dehors, et une partie desThyrseniens , etaient excites par leurhaine contre Syracuse. On soudoyaitles lapyges. Voilä les nalions qui com-bauirent avec Athenes.

Chai*. 58. Les Syracusains, de leurcöte, eurent pour auxiliaires les Cama-rineens, qui leur etaieni limilrophes;apres les Camarineens, ceux de G6la;puis, les Agrigentinselant ncutrcs, lesSelinontins, situes ä l’opposite de Sy-racuse et habiiantla cöte de Sicile tour-nee vers la Libye; ensuite les Ilime-reens, dont le territoire regarde la merdeTyrrhenie; les Ilymereens, lesseulsIlellenes de cette cöte, les seuls aussi quisecoururent les Syracusains. Tels sontles Hellenes de Sicile, tous Doriens etautonomes, qui les seconderent. Entreles Barbares, il n’y eut pour Syracuseque les Sicules, ceux du moins qui ne