Band 
Tome premier.
Seite
406
JPEG-Download
 

406 TIIUCYDIDE

döe des deux cötös de ravins escarpds etprofoods. Le lendemain, les Athenienss’avancent; la nombreuse cavalerie deSyracuse et les gens de trait les ar-retent, lanccnt des traits, völligem au-lour d’eux. Apres une longue cscar-mouche, les Atlieniens retournerenl aulieu d’oü ils etaient partis, mais oü ilsne trouvaient plus de vivres, la cavale-rie ennemie les empcchant de s’ecarter.

Chap. 79. Le lendemain matin, ilsse remirent en marche, et s’ouvrirentde vive force le passage jusqu’ä la col-line fortifiee; ils la Irouverenl domineedevant eux par rinfanterie disposee surun ordre profond, parce que le lieu6taitrcsserre. Ils altaquerent le retran-chement : mais une grele de trails lesaccablait; les ennemis, rangös en am-phitbeätre, tiraient engrand nombre äla fois, et ces traits, lances d’en haut,en devenaient plus meurtriers. Ne pou-vant forcer la muraille, ils firent re-traite et prirent du repos : alors il sur-vint du tonnerre et de la pluie, commeen ete aux approches de l’automne. Laconsternation allait Croissant: tout sem-blait conjure pour leur ruine. Tandisqu’ils prcnaient un peu de repos, Gy-lippe et les Syracusains chargerent undetachement d clever derriere eux unmur sur le cbemin par oü ils etaientvenus; mais les Atheniens envoyerentun autre detachement pour s’opposerä ce travail. Leur armee se rapprochaplus aisement de la plaine, et passa lanuit en cbemin. Le lendemain ils alle-rem en avant; mais 1’ennemi les en-tourant de toutes parts, en blessa ungrand nombre : il reculait quand lesAtheniens s’ebranlaient; il fondait sureux quand ils reculaienl. 11 pressaitsurtout les derniers rangs, da ns I espoirque, s’il cn mettail en l'uile, ne l'üt-cepi’m pelit nombre, 1’efTroi se repan-dans !«Mi*e l’armee. Gelte manoeu-

, LIV. VII.

vre dura long-temps; ma.s les Athenienstinrent ferme. Apres avoir ensuite mar-cbe prcs de cinq ä six stades, ils sere-poserent dans la plaine. Los Syracusainss'eloignerent et regagnürent le camp.

Chap. 80. L’armde, reduite a la der-niere misere, manquait de munitionsde toute espece : en taut d’attaques, biendes soldals avaient ete blesses. NiciasetDemoslbene jugerent ä propos d’allu-mer la nuiiquantite de feux,et d’emme-nerl’armee, non par la route d’abordprojetde, mais du cöte de la mer, parune route opposee a celle oü les atten-dait rennend. Fdle neconduisait pasäCatane, mais eile prenait de l’autre cötede la Sicile, et menait ä Camarina, äGela, ä d'autres villes helleniques etbarbares situeesdanscetle parlie del’ile.Les feux allumes, on marcha pendantla nuit. Les troupes eprouverent desterreurs paniques, comme il arrivesur-tout dans Iesgrandesarmees, et encoreplus la nuit, quand il faut marcher ätravers leterritoiredel’ennemi et danslevoisinage de ses troupes. La division deNicias, qui formait l’avant-garde, pour-suivitsa routeetprit beaucoup d’avance;celle de Demoslbene, qui formait ä peupres la moilie de l’armee, se coupa etmarcha en desordre. Cependant, au])oint du jour, ils parvinrent au bordde la mer, prirent la route Ilelorine, ets’avancerent pour gagner et longer leCacyparis, en suivre le cours, et pene-trer dans les terres en remontant cefleuve : car ils se flaltaient de renconlrersur cetle route les Sicules qu’ils avaientmandes. Parvenüs au fleuve, ils trou-verent un detacbement qui elevait unmur et plantait des palis pour couper lepassage. Ils forcerent le detachementet marcherent vers un autre fleuve,rfirinee, sous la conduitedelcurschefs.

Guap. 81. Cependant, au point dujour, les Syracusains et les allies recom