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nurent Fevasion des Athdniens; la plu-partaccusaient Gylippe de lesavoir vo-lontairement laisses echapper. On sutaiscmen! lechemin qu’ils avaient pvis;on se met ä lern- poursuite, on les at-teint ä l’heure du diner. La division deDemoslhene etait la derniere, parce*qu’elle avait marche lentement et endesordre, ä cause des frayeurs de lanuit precedente. Les enncmis la joignentet l’atlaquent. La cavalerie n’eutpasdepeine ä investir ces troupes divisees, etä les resserrcr dans un etroil espace.La division de Nicias etait en avant äcentcinquantestades plusloin.ll l’avaitconduite avec plus de celerile, pensantque, dans une teile circonslance, s’ar-reler volontairement et livrer des com-bats n’est pas un moyen de salul; maisqu’il faut se retirer le plus promplementqu’on peut, et n’en venir aux mainsqu’ä la derniere exlremite. Demoslheneavait plus ä soulfrir; parti le dernier,c’etait lui que saus cesse harcelait l’en-nemi. Se voyant poursuivi, il songeamoins ä redoubler de vitesse qu’ä semettre en ordre de bataille. 11 perdit dutemps, fut enveloppe, et se vit dans ungrand embarras lui et les siens. Renfer-mes dans un lieu qu’environnaient desmursel que traversaitun chemin planted’oliviers, ilsetaient de toutes parts acca-blesdetraits. Les Syracusains aimaientmieux escarmourcher ainsi, que d’envenirä un combat en regle: carse ris-quer contre des liommes au desespoir,c’eüt 6te travailler moins pour soi quepourles Atheniens; et en meme temps,thacun d’eux, content d’un avantagemaintenant bien assuie, epargnait unpeu sa personne dans la crainte de mal-heurs qui Fempecheraienl de proliterdu succes.
Cuap. 82. Duranf lejour, Gylippe etles Syracusains laneerent des irails detoutes parts. Quand ils virent les Alhe-
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niens et leurs allies accables de blessu-res et de fatigue, ils envoyerent offrirlabberte aux insulaires qui voudraieiltpasser de leur cöte , ce qui fut aeceptepar ceux de quelques villes, mais enpelit nombrc. II se fit ensuite une Con-vention avec toul le reste de l’armee.Les soldals devaient remettre leurs ar-mes , et Fon s’engageait ä leur laisser lavie, sans y allenter, ni par des moyensviolens, ni par les chaines, ni par lerefus de l’absolu necessaire. Six millese rendirent , livrerent tout l’argentqu’ils avaient, le jeterent dans des bou-cliers dont ils emplirent quatre. On lesmena aussitöl ä la ville. Nicias avec sestroupes' parvint le möme jour au fleuvefirinee, et gagna une hauteur oft ilcampa.
Cuap. 8o. Les Syracusains Fatleigni-rent le lendemain, lui apprirent queDemoslhene s’etait rendu, et l’engage-rent ä suivre cet exemple. Ne voulantpas croire ä ce rapport, il demanda etobtint la permission d’envoyer un cava-Iier. Cet homme, de retour, lui ayantconfirm6 le rapport, il declara ä Gylippeetaux Syracusains, par un heraut, qu’iletait pröt ä stipuler au nom d’Atbenesqu’elle leur rembourserait les frais delaguerre, ä condition qu’ils laisseraientpartir son armee. II offrait de donner enölages, jusqu’au payemenl de la som-me, des citoyens d’Athenes, un hommepar talent. Les Syracusains et Gylipperejeterentla proposition, atlaquerent lesAtheniens, les envelopperent, et, detoutes parts , tirerent sur eux jusqu’ausoir. Ceux-ci, manquant de vi vres et deloule autre munition, fäaient bien mal-heureux; cependant ils voulurent pro-fiter pour partir du repos de la nuit. 11sprirent leurs armes, mais sans pouvoirechapper ä la vigilance des Syracusains,qui chanterent le pean. Les Atheniens,se voyant decouverts , quitterent leurs