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Tome premier.
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« 0 * avant 1* ctlfebiatinu <tes j<ux isthmiques. Agis, approuvanl qu’ils ne vio-lassentpasla treve, voulaitque l’expe-ditionsefitensonnom.Les Corinthiensne goütant pas cette idee, et l’affairetrainant en longueur, les Athenienspressentirent plus facilement les projetsde Chios, et chargerent de leurs recla-mations et de leurs plaintes Aristoerate,Tun de leurs gdneraux. Ceux de Chiosnierent les griefs, et, comme allies, re-furen t l’ordre d’envoyer des vaisseaux,gagesde fidelite : ils en envoyerent sept.La raison de cet envoi, c’est que leparti populaire ne savait rien decequise (ramait, et que les partisans de l’oli-garchie, qui voyaient tout, ne vou-laient pas indisposer contre eux lamultitude avant d’avoir repu un renfort,etd’ailleursnes’attendaientplusä l’ar-riveedes Peloponnfeiens, qui tardaientä paraitre.

Chap. 10. Cependant on celebrait lesjeux isthmiques. Les Atheniens se ren-direnl, selon leur promesse, ä ce specta-clereligieux, et penetrerent mieuxalorsles projets de ceux de Chios. De retour,ils prirent leurs mesures pour que laflottedeCorinthenepartit pas ä leur insude Cenchrees. Apres la fete, vingt-unvaisseaux, commandes par Alcamene,cinglaient vers Chios : les Atheniens ,s’avanr;ant ä leur rencontre avec unnombre de vaisseaux d’abord egal, cher-chaient ä les pousser vers la haute mer:mais, apres bien du lemps, les Pelopon-nesiens, loin de se laisser atlirer, s’etanteloignes de la haute mer, les Atheniensse retirerent aussi (car ils ne se fiaientpasaux sept vaisseaux de Chios qui fai-saient partie de leur flotte) : mais enayant ensuite appareille une autre detrente-sept voiles, ils les atteignirentcomme ils longeaient les cötes , et lespoursuivirent jusqu’au Pireum, lieudesert, qui est le deruier des poris de la

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Corinthie, vers les frontieres de l’fipi-daurie. Les Peloponnesiens perdirentun vaisseau qui etait au large, rallierentles autreset prirentterre. Les Atheniens,les ayant attaques et par mer et parterre, les jeterent dans le troubk? et laconfusion, briserent sur lerivagelj plusgrande partie des bätimens, et tuerentlecommandant Alcamüne :poureux, ilsne perdirent que peu des leurs.

Chap. 11 . Les combaltans s’etant Se-pares , les Atheniens bloquerent la flotteennemie avec un nombre süffisant devaisseaux , et gagnerent avec lereste unilot voisin. Ils ycamperent et envoyerentä Athenes demander du renfort: car lelendemain etaient arrives au secours desPeloponnesiens, lesCorinthiens, et, peuapres, d’autres peuplesdu voisinage. Ala vue de tant de difficultes pour defen-dre leur flotte en un lieu desert, les P6-loponnesiens etaient dans une grandeperplexite. Ils avaient voulu d’abordl’incendier; mais ensuite ils se decide-rent ä la tirer ä sec, enchargeanl l’infan-terie de la garder jusqu’ä ce qu’il s’offritquelque moyen de salut. Agis, quiju-geait toute la grandeur du (langer, leuravait envoye le Spartiate Thermon.Quant aux Lacedemoniens, on les avaitprecedemment informes que les vais-seaux avaient passe I’isthme: eneflet, lesephores avaient enjoint ä Alcamene detransmettre Sans delai la nouvelle paruncavalier. A l’arrivee du message, ilsvoulaientenvoyerlescinq vaisseaux sousla conduile de Chalcidee, en lui adjoi-gnant Alcibiade. On en pressail le de-part, quand on apprit que la flotte etaitbloquee dans le Pireum. Consternesdevoir si mal commencer l’expedition del’Ionie, ils songeaient, non plus äfaire sortir des vaisseaux de leur port,mais aen rappeier quelques-uns qui dejäetaient en mer.

Chap. 12. Alcibiade n‘enfut pasplu-