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Cr ’>ii que je ne suis plus Cyrus, ou*v 'I aurez bientöt a vous louer dear r. » A ces mots, les soldats conpu-#«■ «Je grandes esperances, et firentd ’ •Seux pour le succes de l’entreprist*Cc «t que Cyrus envoya ä Menon dein jjnifiques presens. Ceprince traversaet juite le fleuve a gue, et toute l’armöele suivit. Personne n’eut de l’eauau-des-sus de l’aisselle. Les habitans de Thap-saque prötendaient que l’Euphrate n’a-vait jamais ötö gueable qu’alors, etqu’on ne pouvait le traverser sans ba-teaux. Abiocomas, qui precedait Cy-rus, les avait brüles, pour empöcherle passage du prince. On regarda cetevenement comme un miracle. II parutevident que le fleuve s’etait abaisse de-vant Cyrus comme devant son roi futur.
25. On fit ensuite en neuf marchescinquante parasanges ä travers la Syrie,et l’on arriva sur les bords de l’Araxe.II y avait en cet endroit beaucoup devillages qui regorgeaient de bld et devin. On y sejourna trois jours, et ons’y pourvul de vivres. L’armee passaensuite en Aiabie, et, ayant rEuphrateä sa droite, fit en trois jours irente-cinq parasanges da ns un pays desert,uni comme la mer et couvevt d’absin-the. S’il s’y trouvait d’autres planles ouCannes, toutes (itaient odoriferantes etaromatiques; mais il n’y avait pas unarbre. Quant aux animaux, les plusnombreux etaient les änes sauvages. Onvovait aussi beaucoup d’autruches. IIs’y trouvait encore des outardes et desgazelies. Les cavaliers donnaient quel-quefois la chasse ä ce gibier. Les änes,lorsqu’on les poursuivaient, gagnaientde l’avance et s’arrelaient, car ils al-laient beaucoup plus vite que les che-vaux. Des que le chasseur approchait,ils repetaicnt la meme manoeuvre , ensorte qu’on ne pouvait les joindre, amoins (jue les cavaliers, se postant en
des Jieux differens, ne les chassassentavec des relais. Lachair de ceux qu’onprit ressemblait ä celle du cerf, maisetait plus delicate. Personne ne put at-traper d’autruches. Les cavaliers quienpoursuivirent y renoncerent prompte-ment, car elles s’enfuyaient en volantau loin, courant sur leurs pieds, ets’aidant de leurs ailes etendues, domelles se servent comme de voiles. Quantaux outardes, en les faisant reparlirpromptement, on les prenait avec fa-cilite? car elles ont, comme les per-drix, le vol court, et elles sont bientötlasses. La chair en est exquise.
24. Apres avoir traverse ce pays, onarriva sur les bords du fleuve Mascas,dont la largeur est d’un plethie. Läötaitunc ville nommee Corfote, grande,mal peuplee et entouree des eaux duMascas. On y sejourna trois jours, etI’on s’y pourvut de vivres. De lä, entreize jours de marche, l’armee fitquatre-vingt-dix parasanges dans le de-sert, ayant toujours l’Euphrate ä sadroite, et eile arriva ä Pyle. Dans cesmarches, beaucoup de betesde sommeperirent de disette; car il n’y avait nifoin, ni arbres, et tout le pays elait nu.Les habitans fouillaient pres du fleuveet (ravaillaient des meules de moulin.Ils les transportaient ä Babylone, lesvendaienl, en achetaient du ble, etvi-vaienl de ce commerce. Les vivres man-querent ä l’armec, et l’on n’en pouvaitplus acheter qu’au marche lydien,dans le camp des Barbares de l’armeede Cyrus. La capithe de farine de bleou d’orge coütait quatre sigles. Le siglevaut sept oboles attiques et demie, et lacapithe contient deux chenix attiques.Les soldats ne se soutenaient qu enmangoant de la viande. Il y cut de cesmarches qu’on fit fort longues, lors-qu’on voulait venir camper ä porteedel’eau ou du fourrage. U 11 jour, daffl un