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Tome premier.
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XfcNOPHON.

qu’il y mettait if avait pu s’en procurer,il en faisait distribuer ä ses amis, et Ieurrecommandait d’en donner ä leurs che-vaux de monlure, afin queces chevaux,n’elant point affaiblis par la faim, lesportassent mieux. II appelait ses amisen route, s’il devait passer ä la vue debeaucoup de monde, et leur pavlaitd’un air occupe, pour montrer quelsetaient ceux qu’il honorait de sa con-fiance. D’aprescequej’entendsdire, jejuge qu’il n’y a eu personne, ou parmiles Grecs, ou parmi les Barbares qui aitötö plus aime. En voici encore unepreuve. Quoique Cyrus ne füt que lepremier esclave du roi, personne ne levoulut quitter pour ce monarque. Oron-tas seul l’essaya, et ce Perse mömeeprouva bientöt que l’homme en qui ilavait confiance etait plus attache ä Cy-rus qu’ä lui. Mais lorsque la guerre futdeclareeentre lesdeux freres, beaucoupde sujets d’Arlaxerxes, et möme des fa-vorisquelevoi aimail leplus, l’abandon-nerentpour aller trouver Cyrus. Iisju-geaient qu’en se conduisant avec valeurils obliendraient ä la cour de ce princedes honneurs plus dignes d’eux qu’äcelle d’Arlaxerxes. La mort de Cyrusfournit encore une grande preuve, etqu’il etait personnellement bon, et qu’ilsavait distinguer sürement les hommesfideles, affectionnes et constans; car lors-qu’il tomba, tous ses amis, ses com-mensaux, qui combattaient ä ses cötös,se firent tuer en voulant le venger. Arieeseul lui survecut, parce qu’il comman-dait alors la cavalerie de l’aile gauche.Des qu’il sut la mort du prince, il pritla fuite, et emraena loutes les troupesbarbares qui etaient ä ses ordres.

44. On coupa, sur le champ de ba-taille möme, la töte et la main droile deCyrus. Le roi avec ses troupes, poursui-vanl les fuyards, enlre dans le camp deson fröre. Les Barbares, queconduisait

Ariee, ne s’arrötent pas dans leur fuite,mais traversent leur camp et se refugientdans celui d’oü l’on etait parti matin.qui ötait eloignö, disait-on, du champde bataille de quatre parasanges. Le roiet ses troupes mettent tout au pillage, cemonarque prend la Phoceenne, concu-bine de Cyrus, dont on vantait beaucouples talens et la beaute. Une plus jeune,qui etait de Milet, arrötee par les soldatsau roi, s’enfuit nue vers les Grecs quietaient de garde aux equipages. Ceux-cise formerent, tuerenl bon nombre deces pillards, et perdirent aussi quelqueshommes. Mais ils ne quitterent pointleurposte, et sauverent non-seulementcette femme, mais tout ce qui se trouvaderriere eux, hommes et effets. Le roi etles Grecs etaient alors environ ä trenlestades les uns des autres. Les Grecspoursuivaient ce qui etait en avantd’eux, comme s’ils eussent tout vaincu.Les Perses pillaient le camp de Cyrus,commesi loute leur armöeeüt eu l’avan-tage. Mais les Grecs ayant appris que leroi et ses troupes avaient penetre dansles equipages, et Tissapherne ayant ditä ce prince que les Grecs avaient re-pousse l’aile qui leur etait opposee ets’avangaient ä la poursuite des fuyards,Artaxerxes rallie et reforme ses trou-pes. D’un autre cöte, Clearque appelleProxene, celui des generaux grecs quise trouvait le plus pres de lui, et ils de-liberent s’ils enverront un delachementpour sauver les equipages, ou s’ils ymarclieronl tous en force.

43. Alors ils virent que Je roi, quietait sur leurs derrieres, s’avangait vereeux. Les Grecs firent volte-face, et se pre-parerent ä le recevoir, s’il tenlait de lesattaquer de ce cöle-lä; mais le roi p*'iiune autre direction, et ramena son ar-mee par le chemin qu’elle avait suivien venant, lorsqu’il avait tourne 1 ail®gauche de Cyrus. H s’etait joint ä se*