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Tome premier.
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Xf.NOPTION.

une seule pour quc vous echappiez aucourroux du roi, en lui faisant laguerre, je vous conseille de ne pointlivrer vos armes. Mais, si en resislantä ce prince il ne vous reste aucun espoirde salut, embrassez , croyez-moi, Ieseid parti qui puisse sauver vos jours. »Clearque repliqua : « Tel est donc votreavis, Phalinus. Portez de notre pariau roi cette reponse : S’il veut et re denos amis, nous lui serons plus utiles,et s’il est de nos ennemis, nous lecombaltrons mieux, les armes ä lamain , qu’apres nous en etre depouil-les. » Phalinus dit : « Nous lui feronspart de cette resolution. II nous acharg6s de plus de vous annoncer qu’ilvous accordait une treve laut que vousresteriez dans cc camp, mais qu’elleserait rompue des que vous vous ebran-leriez pour marcher en avant ou enarriere. Repondez donc sur ce point :Restez-vous ici, preferant la treve, oudirai-je au roi que vous recommencezles hostilites ? — Annoncez-Iui, repritClearque, que nous acceptons les con-ditions qu’il propose, — Qu’entendez-vous par lä, dit Phalinus? — Quc tantque nous resterons ici, dit Clearque ,la treve aura lieu ; que , des que nousmarcherons en avant ou en arriere, leshostilites recommenceront. — Mais, in-sista Phalinus, qu’annoncerai-jeau roidefinitivement, la treve ou la guerre? »Clearque repeta encore : «La treve tantque nous resterons ici, la guerre desque nous nous porterons en avant ouen arriere;» et il ne voulut pas s’expli-quer davantage sur ce qu’il projetait.Phalinus et les herauts qui l’accompa-gnaient se retirerent.

5. Procles et Chirisophe revinrent ducamp d’Arice. (Menon y etait reste au-prcs de ce chef des Rarbares.) 11s rap-porterent qu’Ariee disait qu’il y avaitbeaucoup de Perses plus distiugues que

lui, qui ne souffriraienl pas qu’il s’as*sit sur le tröne et leur donnät des lois.« Mais si vous voulez faire volre retraiteavec lui, il vous fail dire de le joindrecette nuit, sinon il vous annonce qu’ildecampera demain au point du jour.—11 faut faire ce que vous proposez,reprit Clearque, si nous allons joindreAriee, sinon prenez le parti que vouscroirez le plus avantageux pour vous. >Par ces mots vagues il ne s’ouvrait pasmeine ä eux de son dessein. Ensuite,au coucher du soleil, ayanl assembleles generaux et les chefs de Iochos, illeur tint ce discours : « Compagnons,j’ai consulle les dieux par des sacii-fices pour savoir si nous marcherionscontre le roi. Les entrailles n’ont pasete favorablcs et avec raison. Car, ä ceque j’entends dire, le roi a mis entrenous et lui le Tigre, fleuve navigableque nous ne pouvons passer saus ba-teaux, et nous n’en avons point. Resterici, est impraticable, car les vivresnous manquent. Mais quant ä rejoindrel’armee barbare de Cyrus, les dieuxnous y invilent par des signes tres-favorables. Voici donc ce qu’il faulfaire : separons-nous, et que chacunsoupe avec ce qu’il a. Des quon son-nera la retraite, piiez vos bagages;chargez-les au second Signal; au troi-sieme, suivez-moi: je vous conduirai.La colonne des equipages longera lefleuve, et sera couverte par celle del’infanterie. » Les generaux et les cbefsde Iochos se retirerent apres ce dis-cours , et firent ce qui etait prescrit. Dece moment Clearque commanda enchef et ils lui obeirent, non qu’ilsl’eussent elu , mais on sentait que luiseid avait la capacite qu’exige le com-mandement d’une armee, et que l’ex-perience manquait aux autres. Yoicile calcul du chemin qu’avait parcourul’arracc depuis Ephqse t ville d’Ionie >