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Tome premier.
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XtNOPHON,

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porta apres la mort de son fröre qu’en- ifin, avec ees troupes qui m’escortent et jqui lui sont le plus affectionnt'es, j’avaispoursuivi l’armee bavbarc de Cyvus. Ar-taxerxes m’a promis de peser ces rai-Sons; il m’a ordonne de venir vous trou-ver, et de vous demander pourquoi vousiUi aviez fait la guerre. Je vous conseillede rendre une röponse moderne, afmqu’il me soil plus aise d’obtenir pourvous du roi un traitement favorable, sicependant j’y puis reussir.»

42. Les Grecs s’etant eloignes en-suite, dölibererent. Puisilsrepondirent,Clearque portanl la parole : « INous nenoussommes point assembles pour fairela guerre au roi. Nous n’avons pas crumarchercontre lui. Cyrus, vous le sa-vez vous-mömes, a inventö mille pre-textes pour nous prendre au depourvu,et pour nousamener jusqu’ici. Cepen-dant, lorsque nous l’avons vu au milieudes dangers, nous avons rougi de le tra-hirä la face des dieux et des hommes,nous etant laisses precedemment com-blerdeses faveurs. Depuis quece prineea ete tue, nous ne disputons plus au roisa couronne, nous n’avons point de rai-sons pour vouloir ravagerses etats, nousne souhaitons point de mal a sa per-sonne, et nous nous retirerionS dansnotre palrie si pörsonne ne nous inquid-tait. Mais si l’on nous fait une injure,nous tächerons, avec l’aide des dieux,de la repousser. Qui que ce soit, aucontraire, qui nous previenne par desbienfaits, nous les lui rendrons, si nousle pouvons, avec usure. » Ainsi parlaClearque.

4 3. Tissapherne l’ayant entendu, re-pliqua : « Je rendraiau roi ce discours,et viendrai vous redire ses intenlions.Que jusqu’ä mon retour la treve subsiste.Nous vous (ournirons pendant ce tempsdes vivres ä acheter. » Le salrape ne re-vint point le lendetnain, ce qui causa

de l’inquiötude aux Grecs. II arriva lejour d’apres, et annonqa qu’il avait ob-tenu du roi, avec peine et comme unegrace, le salut des Grecs, quoique beau-coup de Perses fussent d’un avis con-traire, et objectassent qu’il etait in-digne, de la grandeur dit roi, de laissereebapper des troupes qui avaient porteles armes contre lui. Enfin, dit-il, vouspouvez recevoir notre serment : nousvous promeltons de vous faire traiter cnamis dans tous les etats du roi, et devous ramener fidelement en Gröce, vousfaisant trouver des marches garnis de {vivres sur toute votre route. Oü voilsn’en trouverez pas, il vous scra permis ]de prendre dans le pays ce qui vousseranecessaire. II faudra que voits nousju-riez de votre cöte de traverser cet empirecomme pays ami, snns rien endomma-ger, achetant les vivres ä prix d’argent,lorsqu’il y aura un marche oü l’on vousen vendra, et n’en prenant au pays qu’ädöfaut de marches. » Cela fut arröle.Tissapherne et le beau-fröre du roi,d’un cöte, les generaux et leschefsdelochos grecs de l’autre, jurerent l’obser-vation de ces arlicles, et se donnerentreciproquement la main en signe d’al-liance. Tissapherne dit enstiile r «Jevais retrouver le roi: lorsque j’aurai ter- iminö les affaires qui me restent, je re- !viendrai avec mes equinages pour vousramener en Grece, et retourner moi-möme dans mon gouvernement.»

44. Les Grecs, et Ariee qui campailpres d’eux, attendirenl ensuite Tissa-pherne plus de vingt jours. Pendant cetemps, les freres d’Ariee et d’autres desesparensviennent le trouver. DesPersesfiassent aussi ä son camp et parlent äses troupes pour les rassurer; quelques-uns möme bmr promeltent avec ser-ment, de la pari du roi, qu’il ne lespunira jamais d’avoir porte les armespour Cyrus, et qu’il oublierft laut Ct