XfcNOPHON.
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mes, leurs enfans, qu’ils n’esperaientplus revoir, et, affectes de ces idees, tou9restaient dans un morne repos.
2 .11 y avait dans 1’armeeunAtheniennomme Xenophon. II ne l’avait suivini comme general, ni corame chef delochos, ni comme soldat. Proxene, quielait un des anciens hötes de sa Camille,l’avait tire de la maison paternelle, enlui promettant, s’il venail, de le mettrebien avec Cyrus, « de l’amitie duquel,disait ce general, je crois avoir plus äesperer que de ma patrie. » Xenophonayant lu la lettre de Proxöne, consultasur son depart Sociale I’Athenien. So-Crale, craignant que Xenophon ne serendit suspect aux Atheniens, en seliant avec Cyrus, qui avait paru aiderde toute sa puissance les Lacedemoniensdans leur guerre rontre Athenes; So-crate, dis-je, lui conseilla d’aller ä Del-phes et d’y consultcr sur son dessein ledieu qui y rend des oracles. Xenophony 6tanl alle, demanda ä Apollon ä queldieu il devait olTrir des sacrifices etfaire des voeux, afin que le voyage qu’ilprojetait tournät le plus avantageuse-ment pour lui, et qu’il revint sain etsauf, apres un heureux succes. La re-ponse d’Apollon lui designa ä quelsdieux il eonvenait de faire des sacri-fices. Xenophon, de retour ä Athenes,apprend ä Socrate l’oracle qui lui a 6t6rendu. Ce philosophe l’ayant entendu ,reproche ä son disciple de n’avoir pasdemand6 d’abord lequel valail mieuxpour lui de parlir ou de rester, maisde s’fctre determine lui-möme ä partir,et de n’avoir consulte l’oracle que surles moyens les plus propres ä rendreson voyage heureux. « Cependant, puis-que vous vous ötes borne ä ceüe ques-tion, ajouta Socrate, il faut faire ce quele dieu a prescrit. » Ainsi Xenophonayant sacrifid aux dieux indiques parApollon, mit ä la voile» Il rejoigniC ä
Sardes Proxene et Cyrus prfels ä mar-cher vers la Haute-Asie. On le presenlaä Cyrus. D’apres le desir de Proxene,ce prinee lemoignn aussi qu’il souhai-tait que Xenophon restät ii son armee^et lui dit que des que l’expedition seraitfinie il le renverrait. On pretendait quel’armement se faisait conlre les Pisi«diens.
3. Xenophon commenqa la ca mpagne,ayant ete ainsi trompe sur l’objei del’entreprise, mais n’elant pas joue parProxene ; car ni ce general, ni aucunautre des Grecs, si ce n’est Clearque,ne se doutaient qu’on marchät contrele roi. Lorsqu’on fut arrive en Cilicie,il parut evident que c’etait contre Ar-taxerxes que se faisait cetle expeditiou.La plupart des Grecs, effrayes de lalongueur de la route, ne suivirent quecontre leur gre Cyrus. La honte de recu*ler aux yeux de leurs camarades ct duprinee les retint ä son armee. Xenophonfut de ce nombre. Dans l’exlremile oül’on elait reduit pour lors, il s’affligcaitcomme les autros, et ne pouvait dor-mir. Le sommcil cependant ayant uninstant ferme sa paupiere, il eut unsonge. Il lui sembla entendre gronderle lonnerre, et voir tombersur la mai-son de son pere la fotidre, qui la mittoute en feu. Il s’eveilla aussilöt saiside terreur. D’une pari, il jugea que cesonge ne lui presageait rien que d’hett-reux ; car au milieu des fatigues et desdangers, il lui avait apparu une grandelumiere venant du ciel; d’aulre part,il craignit qu’il ne püt sortir de l’em-pire du roi, et que de tous cötes il n yfut retenu par des obstacles, jugeantque ce songe venait de Jupiter roi, ets’etant vu de toutes parls environnedeflammes.
4. Par les evenemens qui suivirent cesonge, on pourra reconnaitre de quellenatute il etaitj qar voici ce qui arrive