XKNOPIION.
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tastes, qui, des bois, devaient lancer legibierdans la plaine. Arriveaupres desforleresses dcfendues par des garnisons,il se fit preparer ä souoer, comme de-vant chasser le lendemain. Sur le soir,arriverenl, de la ville voisine, des cava-liers et des fantassins, pour relevcr lagarde. La jonction de ces deux gavdesreunies ä son escorte lui parut formerune grande armee. Aussitöt il prend laresolution d’aller piller la Medie: cetteexpedition , selon lui, plus honorablequ’une chasse, lui procurerait pour lessacrifices un plus grand nombre de vic-times. Des la pointe du jour, il met sonarmee en mouvement; il laisse son in-fanlerie en bataille sur la frontiere, ets’avance, ä la töte de sa cavalerie, versles forleresses des Medes. Pendant queplusieurs detachemens se repandentdans la Campagne, avec ordre d’enleveret d’amener tout ce qui s’offrirait ä eux,il retient aupres de lui l’elite de sesgens, et s’arrcle en presence des garni-sons müdes, pourempöcher toutesorliesur ses coureurs.
Dejä ce plan s’execute, lorsque As-tyage apprend que l’ennemi est entresur ses terres. Aussitöt il vole au se-cours de la frontiere, avec ce qu’ilavait de troupes, accompagne de sonfils, qui rassemble ä la bäte quelquescavaliers, en ordonnant aux autres dele joindre en diligence. A la vue destroupes assyriennes <jui se presentaientrangees en bataille, et de leur cavaleriedans l’inaction, les Medes s’arrclerentaussi. CependanlCyrus, temoin de l’ar-deur generale ä courir sur rennend , neput contenir la sienne. Son aieul luiavait donne une tres-belle armure faiteexpres pour lui, et qui allait bien ä sataille : impatient d’en faire usage, ildösesperait d’en voir arriver le mo-ment. Il s’en revet, monte ä cheval, etjoint le roi qui, surpris et ne sachanl
qui l’avait engnge ä venir, lui permetcependant de demeurer pres de lui.« Seigneur, lui dit Cyrus, apercevant lacavalerie qui faisait face aux Medes,ces hommes immobiles sur leurs che-vaux , sont-ce des ennemis? — Assure-ment. — Et ceux qui courent dans laplaine?—Encore.— Par Jupiter! quoi,des gens qui semblent si läcbes et si malmontes osentainsi nous piller! il faut,avec quelques-uns des nötres , leurdonner la chasse. — Eh! mon fils, nevois-tu pas ce gros escadron ränge enbataille?Si nousfaisons un mouvementpour charger les pillards, il tomberasur nous, et nous coupera; nous nesommes poinl encore assez forts.— Maissi tu restes ä ton poste, avec les troupesfraiches qui vont arriver, ceux-ci crain-dront, ils ne remueront pas, et les pil-lards , voyant des detachemens ä leurpoursuite, lächeront prise. »
Ast yage l rou va cet le idee heureuse. Pe-netre d’adm irat ion pour sa presence d’es-prit et sa prudence, il ordonne sur-le-cbamp ä Cyaxare de marcher contre lescoureurs avec un escadron. « S’ils fontun mouvement vers toi, dit-il, j’en feraiunautre qui les forcera de porter sur moileur attention. » Cyaxare prit l’elite dela cavalerie et se mit en marche. Cy-rus, qui n’attendait que ce signal, parten meme ternps; bientöt il est ä Ja telede la troupe : Cyaxare et scs cavaliersle suivaient avecardeur. A leur appro-cbe, les pillards abandonnerent le bu-tin et fuirent; mais ils furenl coupespar les soldals de Cyrus, qui, ä sonexeinple, faisaient main-bassc sur ceuxqu’ils alteignaient. Ceux qui s’etaientecbappesen fuyant d’un autrc cöte fu-renl poursuivis saus reläcbe; on fit sureux des prisonniers. Pour Cyrus, telqu’un cbien courageux qui, ne con-naissant point le danger, attaque incon-sideretnenl un sanglier, il ne songeait