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Tome premier.
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ARRIEN ,

A la gauche de la phalange, la troupede Craterus. II commandait toute l’in-fanterie de celte aile, et Parmenion endirigeait toute la cavalerie, composeedes allies sous les ordres d’firygius, etdes chevaux thessaliens sous ceux dePhilippe. Parmenion avait autour delui l’elite thessalienne, les Pharsaliens.

Tel etait le front de la bataille. Der-riere s’elendait une seconde ligne mo-bile dont les chefs avaient ordre de fairevolte-face si les Perses tentaient d’en-veiopper l’armee; ils devaient 6tendreou resserrer leur phalange au besoin.

A la droile, pres les compagniesroyales, etaient disposes la moitie desAgriens sous les ordres d’Attalus; en-suite les archers macedoniens sous ceuxde Brison, soutenus des vieilles bandeselrangeres conduites par Cleandre. De-vaut les Agriens on avait jele la cava-lerie legere et les Peones, commandespar Aretes et Ariston; et en avant etaitla cavalerie etrangere, sous Menidas.Le front de l’aile droite etait couverlpar l’autre moitie des Agriens, deshommes de trait et des frondeurs sousBaiacre, en face des chars armes defaux. Menidas et sa troupe eurent l’or-dre de prendre l’ennemi en flanc, s’ilcherchait ä les tourner. Telle etait ladisposition de l’aile droite.

A la pointe de l’aile gauche, sur unfront oblique, les Thraces de Sitalces,la cavalerie alliee conduite par Coera-nus, et celle des Odrisiens par Aga-thon; en avant, la cavalerie des etran-gers ä la solde, sous Andromaque;rinfanlerie thracienne couvrait les ba-gages.

Toute l’armee d’Alexandre montaitä sept mille chevaux et quarante millehommes de pied.

Les armees s’elant approchees, Da-riuset le cenlre qu’il occupait sc trou-verent en face d’Alexandre et des com-

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pagnies royales. Alexandre appuie sursa droite; les Perses suivent ce rnouve-ment et font deborder leur aile gauche.

Dejä la cavalerie scythe atteignaitcelle qui couvrait le front d’Alexandresans qu’il s’en occupät; il suivait sa di-rection, et il etait dejä arrive ä l’endroitdu terrain aplani par les Perses, lors-que Darius, craignant que les Macedo-niens ne vinssent ä s’ctendre sur un solplus inegal oü ses chars armes de fauxne pourraient rouler, ordonne ä ceuxqui couvraient son aile gauche d’inves-tir la droite de l’ennemi pour empecherAlexandre de s’etendre. Celui-ci les faitattaquer par Menidas. Cependant la ca-valerie des Scythes et des Bactriens seporte ä leur rencontre en plus grandnombre; Alexandre la fait charger parles corps d’Aretes, les Peones et leselrangers.

Les Barbares plient; des Bactriens,accourant ä leur secours, les ramenentau combat, qui devient sanglant. LesMacedoniens y perdent beaucoup demonde, l’ennemi ayant sur eux l’avan-tage du nombre, et la cavalerie scythecelui des armes defensives. Cependantils soutiennent le choc avec courage,et, reunissant leurs forces, ils meltentl’ennemi en desordre. Alors les Bar-bares font rouler contre Alexandre leschars armes de faux pour rompre saphalange; mais leur espoirfui trompe.En effet, des qu’ils s’ebranlaient, lesAgriens et les frondeurs de Baiacre fai-saient pleuvoir sur les conducteurs unegrele de traits, les precipilaient deschars, saisissaient les renes et tuaientles chevaux. Quelques-uns traverserentles rangs, qui s’etaient ouverls ä leurpassage, suivant l’ordre d’Alexandre;ils ne re?urent et ne firent aucun dom-mage; ils tomberent au pouvoir deshypaspistes et des hippocomes.

Darius ebranle toute son c»-