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Tome premier.
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AURIF.N ,

lirer l’aveu du comploi, s’il cn exisleun : on ne put en obtenir aulre cbose,sinon qu’une fanlaisie imprudenle l’a-vait pousse ä cette aclion. Les devinscon$urent de cette reponse un presageencore plus sinistre.

Ciiap. 7. Peu de jours apres, le prince,pourremercier les dieuxdeses succes, fitles sacrifices accoutumes. On dislribuades viclimes ä l’armee, et du vin parcompagnies. Lui-meme il passa la jour-nee avec ses amis, dans des festins quise prolongerent jusqu’au milieu de lanuit. II allait se retirer, lorsque Medius,Tun des hetaires qu’il cherissait le plus,l'engagea ä venir chez lui achever la de-bauche, qu’il lui promellait agreable.

Les journaux du roi rapportenl quele premier jour il but et mangea chezMedius ; se leva, prit le bain, dormit.

Le lendemain , il revint chez le meme;poussa la debauche fort avant dans lanuit; se baigna, mangea tres-peu en-suite; y coucha; parce qu’il avait dejäun mouvement de fievre.

Le troisieme jour, porte dans sa li-tiere, il fit les sacrifices accoutumes, etdemeura couche jusqu’au soir. Il as-semble les chefs, trace la marche de lanavigation, ordonne ä l’infanlerie d’ö-tre prete pour le quatrieme jour, et äceux qui doivent s’embarquer avec lui,pour le cinquieme; il se fait porter danssa liliere au bord du fleuve, le tra-verse, se rend dans un jardin deli-cieux, y prend lebain, et s’y repose.

Le quatrieme jour, il fait les sacrificesaccoutumes, cause avec Medius , etdonne ordre aux chefs de se rendreaupres de lui le malin; mange peu,est reporte dans son lit; la fievre eutlieu toute la nuit.

Le cinquieme, il prend le bain, sa-crifie, assigne ä trois jours le departde Nearque et des autres chefs.

Le sixieme, il prend un bain, sacri-

ijjv. vn.

fie; la fievre est continue. Les chefs sontconvoques, lout est fixe pour leur de-part; il prend le soir un bain, et setrouve plus mal.

Le septieme, on le transporte dansun appartement voisin du bain; il sa-crifie, et, quoique gravement malade,rassemble les chefs, et donne de nou-veaux ordres pour la navigation.

Le huitieme, on le porte avec peineau lieu du sacrifice : meines ordres.

Le neuvieme, le danger est extreme;il sacrifie cependant. Il commande auxstrateges de rester dans l’interieur, etaux chiliarques et aux pentacosiarquesde faire la garde aux porles. On letransporte ä l’extremite des jardins dansle palais. Entoure de ses chefs, il les re-connut, mais ne pul leur parier; il eutune fievre violente pendant toute lanuit.

Le dixieme, la fievre redouble jouret nuit.

Tel est le bulletin quej’ai tire desjournaux du roi. Ils ajoutent que lessoldats desirant le voir avant qu’il ex-pirät, et s’imaginant, sur le bruit desa mort, dejä repandu, qu’on voulaitleur en derober la nouveile, forcerentles portes. Le prince avait dejä perdula parole; soulevant avec peine la teteet les yeux pour leur donner quelquessignes de bienveillance, il leur lenditla mam.

Python, Atlalus, Demophon, Peuces-tas, Cleomene, Menidas et Seleucuspasserent la nuit au temple de Serapis;ils demanderent au dieu, s’il ne conve-nait point de Iransporter Alexandredans son temple. « Il sera mieux oüil est, » repondit l’oracle.

On rapporla cette reponse ä Alexan-dre, qui expira quelques instans apres.Sa mort elait le sens que cachait l’o-racle.

Ptolemee et Aristobule s’accordentsur ces delails. D’autres historiens rap-

BÖ

l.