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ä la didte d’dlection. Ces deux princesse garantirent mutuellement, l’un laSildsie ä la Prusse, l’autre la haute Au-triche, le Tyrol, le Brisgau et la Bo-heme a la Bavidre. Le roi acheta decet dlecteur la principaute de Glatz auprix de quatre cent mille ecus, et leBavarois la vendit sans l’avoir jamaispossddee. Mais un des dvenemens lesplus avantageux et les plus decisifs quiarrivdrent alors, eclata dans le Nord :la Suede ddclara la guerre 4 la Russie ,et ddtruisit, par cette diversion, tousles desseins du roi d’Angleterre, duroi de Pologne et du prince AntoineUlric eontre la Prusse. Le roi Auguste,dechu des helles espdrances de parta-ger avec le roi d’Angleterre les Etatsdu roi, se laissa entrainer au torrent,et, faute de rnieux, se ligua avec l’e-lecteur de Bavidre pour andantir lauiaison d’Autriche . Le marechal deBelle-Isle, qui n’avait su que faire dela Moravie et de l’Ober-Mannharstberg,leS erigea en royaume et les donnaaux Saxons, qui, moyennant cette au-baine, signdrentleur traitd le 31 d’aoüt.La cour de Vienne , qui ne pouvait pluseompter sur la diversion des Russes ,pressee d’ailleurs de tous cötds, ren-voya dans le camp prussien son ndgo-ciateur anglais ; il y apporta une cartede la Sildsie, ou la cession de quatreprincipautes etait marquee d’un traitd’encre. II fut froidement regu, et onlui donna ä connaftre que ce qui peutötre bon dans un temps, ne Test plusdans un autre. Les cours de Londres et de Vienne avaient trop compte surle secours des Russes : selon leur cal-cul, il fallait infailliblement que le roihuroilid, rabaissd, leur demandat lapaii 4 genoux; il s’en fallut peu quele contraire n’arrivät. Tels sont cesjeui de la fortune si communs ä lav
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guerre , et qui ddroutent l’art conjec-tural des plus habiles politiques.
Ddj4 les Frangais et les Bavaroisdtaient en pleine action. L’Autriche dtait entamee, les troupes s’appro-chaient de Lintz. Ce n’dtait que pardes efforts communs et unanimes qu’onpouvait espdrer de terrasser la reinede Hongrie . Il n’etait plus temps derester dans un camp les bras croises.Le roi, qui brülait d’impalience d'agir,tenta de couper M. de Neuperg de laforteresse de Neisse et de le combat-tre en marche. Ce projet n’dtait pasmal imagind, mais il manqua par l’exe-cution. M. de Kalkstein futcommandd,avec dix mille hommes et des pontons,pour se porter avec cdlerite au villagede Woitz et y jeter un pont, afin quel’armde, qui le suivait de prds, le pütpasser ä son arrivee. Il partit au cou-cher du soleil, marcha toute la nuit etse trouva le lendemain ä une porteede canon du camp. Soit lenteur oumauvaise disposition, soit que les che-mins, gätes et rompuspar les pluies,l’eussent arrdtd, l’armde ddpassa sonavant-garde, et arriva mdme avant luiau camp de Toupadel et de Siegroth.Ce jour de perdu ne pul se rdparer; leroi marcha lui-mdme 4 Woitz (1) etfit dtablir ses ponts sur la Neisse ; maisl’armde autrichienne , rangde en ordrede bataille, se prdsenta environ a huitcents pas de la riviere. Par quelquesprisonniers que l’on fit, on apprit queM. de Neuperg n’avait devancd le roique de quelques heures. L’armee nepouvait arriver a ce pont qu’en deuxheures de temps; on aurait pu le pas-ser, si l’ennemi n’avait pas prdvenu leroi; mais g’aurait dte de toutes les im-prudences la plus grande, que de pas-
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