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Tome cinqième.
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ser sur un pont en prösenee dune ar-m4e qui c-ertaiuement eüt battu lestroupcs en detail, et ä mesure qu'ellesauraient pris du terrain pour seformer.Cela üt resoudre de se poster pour cejour sur les hauteurs de Woitz. I’eu detemps apres, les Prussiens prirent lecamp de Ncudorff; et pour tirer leurssubsistances de la ville de Brieg, ils enassurerent la communication, en oc-cupant les postes de Loewen et de Mi-chelau. Les orages qui menaQaient lamaison d’Autriche , et les dangers quidevenaient plus pressans de jour enjour, ürcnt enfin resoudre serieuse-ment la reine de Hongrie a se debar -rasser d un de ses ennemis, pour rom-pre la ligue formidable qui allait l’ac-cabler. Elle demanda sdrieusement lapaix ; eile ne chicana plus sur la villede Breslau ; eile insista seulement pourconserver celle de Neisse . Le lordHindford, qui negociail alors en sonnom, pröteridait que le roi, en faveurd’aussi grandes cessions, assistat lareine de llongrie de toutes ses forces.Le roi lui r6pondit qu’il etait liehe dese trouver dans la necessite de rejeterces offres, mais qu’il ne pouvait pasviolerlafoi des traitös qu’il venait designer avec la France et la Baviere .La desolation 4tait si grande ä Vienne ,qu'on y attendait les Bavarois d’unmoment ä l’autre. Les chemins n’e-taient remplis que de gens qui pre-naient la fuite; la eour 4tait sur sond4part. Dans cette consternation g6-n6rale, l’imperatrice douairiere ecrivitau prince Ferdinand de Brunswick,qui servait dans l’armie, la lettre sui-vante; eile est trop singuliere pourla passer sous silence :

« Vienne, 17 septemhre 1741.

» Mon eher neveu,

» Je romps un silence cruel, que vo-

» tre eonduite, en servantcontre nous,» m’a impose, ni je le ferais, si j’avais» d'autres voies pour conjurer le roi de» Prusse de me rendre en lui un neveu» que je ne puis nommer eher et di-» gne d’estime möme apres l’affliction» que vous deux me causez. La conso-» lation en est entre les mains du roi.» La reine, rna fdle, lui accorde tout» ce que personne ne saurait garantir» qu’elle-möme, s’il aide ä la mettre» en cet elat et entibre tranquillite, et» que le roi aide ä eteindre le feu qu’il» a lui möme allum4, et n’agrandisse>> lui-möme ses propres ennemis; car» il ne faut que la mort de l’4lecteur» palatin pour lui en attirer d’autres;» plus, que l’agrandissement de Ba-» viere et de Saxe ne peilt souffrir» qu’il possbde tranquillement ce que>j la reine lui a laisse en Silesie . Ainsi,» persuadez le roi de devenir notre bon» allie, d’assister la reine de troupes ä» conserver des Etats que taut d’enne-» mis accablent; car c’est mfrme l’a-» vantage des deux maisons s’ils sont» en 4troite alliance, leur pays 4tant ä» portee de se pouvoir aider ä sou-» tenir leurs droits reciproques. Je» compte tout sur votre representation» et sur les belles qualites que possede» le roi, qui, nous ayant attire le mal,» voudra aussi avoir l’honneur de nous» sauver en son temps du prdcipice, et» avoir quelques egards m4me pour» ses propres iriterets. pour une mere» et taute affligee, qui aprös pourra» sans rancune se dire votre affection -» nee taute ELiSABETH.»LeprinceFer-dinand repondit en substance ä l’im-peratrice douairiere, que le roi nepourrait pas avec honneur se departirdes engagemens qu’il avait pris avec laFrance et la Laviere, qu’il plaignaitsincerement l’imperatrice; qu’il vou-drnit pouvoir changer sa Situation et y