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disposition, ces mors : « r> arinee doitmarcher,» il se retira a Braunau , d’oütrois mille Croates le chasscrent et lepoursuivirent jusque sous les canonsde Prague . Ces mauvaises nouvellesfirent expedier un courrier 4 Breslau pour häter la conclusion de la paix.L’eloquence du lord llindfort, fortifieedu gain d’une bataille, parut plus ner-veuse aux ministres autrichiens qu ellene leur avait semble auparavant; ils sepröterent aux conseils du roi d’Angle-terre, et voici les articles des pr61imi-naires qui furent sign6s ä Breslau :1° la cession que la reine de Hongrie fait au roi de Prasse de la haute et dela basse Sil6sie et de la principaute deGlatz, exceptä les villes de Troppau ,de Jeegendorff et des hautes montagnessituäes au-delä de l’Oppa; 2° les Prus-siens seront chargds de rcmbourseraux Anglais dix-sept cent mille 6cushypoth6qu6s sur la Silesie . Les autresarticles dtaient relatifs ä la Suspensiond’armes, 4 l’ächange des prisonniers, 4la liberte de religion comme au com-merce. Ainsi la Silesie fut reunie auxEtats de la Prasse. Deux ann<5es deguerre sutlirent pour la conquöte decette importante province. Le tresorque le feu roi avait laissä se trouvapresque epuise; mais c’est acheter 4bon marchä des Etats, quand il n’enn’en coüte que sept ou huit millions.Les conjonctures seconderent surtoutcette entreprise; il fallut que la France se laissät entrainer dans cette guerre:que la Russie füt attaquäe par la Suä-de; que, par timidite, les Hanovrienset les Saxons restassent dans l’inac-tion; que les suttbs fussent non inter-rompus, et que is roi d'Angleterre,ennemi des Prussiens, devint malgrelui l’instrument de leur agrandisse-ment. Ce qu? contribua le plus 4 cetteronquäte, fut one armäe qui s’ätait
f'ormee , pendant vtngt-aeux ans, parune admirablediscipline, et supärieureau reste du militaire de l’Europe ; desgcnerau.x vrais citoyens, des ministressages et incorruptibles, et enßn uncertain bonheur qui accompagne sou-vent la jeunesse et se refuse 4 l’ägeavance. Si cette grande entrepriseavait manque, le roi aurait passä pourun prince inconsiderö, qui avait entre-pris au-delä de ses forces; le succbs lefit regarder comme heureux. Räelle-mentce n’est que la fortune qui decidede la reputation: celui qu’elle favoriseest applaudi, celui qu’elle dädaigne estbläme. Apräs l’ächange des ratifica-tions, le roi retira ses troupes de laBohäme. Une partie passa par la Saxe ,pourrentrer dans sespayshäräditaires;l’autre partie marcha en Siläsie, et futdestinäe 4 garder cette nouvelle con-quäte.
CHAPITRE VI.
De la paix. — Notißoalion aux allids. - Gueried’Italie. — Les Hanovriens joignent les An-glais en Flandre. — Guerre de Finlande . —Capitulation de Friedrichsbamm.— Le duc deHolstein appele a la succession de Suede . —Maillebois marche en Boheme, de lä en La-viere. — Negociations des Francais et An-glais a Berlin . — livenemens jusqu’a l’annee1743 .
La bienseance demandait que cettepaix, que l’on venait de conclure, senolifiät aux anciens allies de la Prusse.Le roi avait eu de bonnes raisons poiS en venir 14; mais les unes ätaient d«nature 4 ne point ätre publiäes, et lc$autres ne pouvaient se dire sans accn-«bler la France de reproches. Le ro.loin d’avoir intention d’offenser cetttpuissance, voulait conserver tous lesdehors de la bienseance envers eile;