Band 
Tome cinqième.
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IHEüfiRIC Ii.

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sette poüition, la hasse Alsace et laLorraine . Ce maröchal, dont l’armöen’ötait pas aussi forte que celie des en-nemis, et qui avait des ordres troprestreints, prit des mesures bien dif-ferentes. Dös que le prince de Lor-raine et Traun furent informes desfausses dömarches des Frangais, ilsdötacherent M. de Nadasti par leurgauche, avec tous les bateaux qu’ilsavaient assembles ä la sourdine, pourjeter des ponts sur le Rhin , ä un vil-lage appele Schreck. Nadasti fit aussi-töt passer le Rhin en bateau ä deuxmille pandours, sous les ordres du par-tisan Trenck; ils surprirent et döfirentun dötachement de trois regimens im-periaux, qui, par une negligence im-pardonnable, ne s’etaient en aucunemaniere precautionnes contre les sur-prises. Nadasti lui-möme avait dejäpassö le Rhin (1), ä la töte de neufmille hussards, tandis que l’on ache-vait tranquillement derriöre lui la cons-tmction des ponts. Au bruit de cepassage, Seckendorff, avec vingt millehommes, se joignit ä un corps deFrancais que le jeune Coigni comman-dait; ils volerent au secours de cestrois rögimens imperiaux dont nousavons fait mention, avant que le prin-ce de Waldeck eüt leve son camp deRetingheim pour joindre Nadasti. Tousles ofiiciers de cette armee conjurerentSeckendorff d’attaquer Nadasti, qu’ilaurait pu facilement culbuter dans leRhin ; par ce seul coup, il aurait aneantiles desseins du nrince de Lorraine .Seckendorff ne voulut jamais s’y prö-ter; il se contenta d’engager une lö-gere escarmouche avec les Hongrois;et, comrae il apprit que le marechalde Coigni s’ötait retire ä Landau, ilmarcha par Germersheim pour le join-

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D) !«<• juillet. |

j dre au plus töt. Des le *2 de juifiet, leprince de Lorraine se vit maitre ducours du Rhin depuis Schreck jusqu’äMayence. Nadasti et le prince de Wal-deck etaient döjä a l’autre bord. Rae-renklau avait de möme passö ce tleuvedu cötö de Mayence. Le prince deLorraine employa trois jours ä passerses ponts avec la grande armöe. Apeine y eut-il une töte sur l’autre bord,qu’il envoya un dötachement pourprendre Lauterbourg et s’emparer deses lignes. Nadasti poussa jusqu’aWeissenbourg; il le prit de möme etse posta dans ses lignes. Les Autri-chiens firent seize Cents prisonniersdans cette expedition. M. de Coignis’aper^ut alors combien il lui impor-taitde gagner la basse Alsace avant, leprince de Lorraine , et il le prevint enprenant Weissenbourg par escalade,et en for^ant les retranchemens, ou ileprouva une rösistance vigoureuse.Nadasti, delogö de ce poste, se retirasur la grande armee qui campait au-pres de Lauterbourg, et qui n’osa se-courir Weissenbourg, parce que lesdetachemens de Baerenklau et de Löo-pold Daun ne l’avaientpas encore join-te. M. de Coigni tira parti de ces dö-lais et de la crue du Rhin , qui empö-chait la jonction des corps ennemis; ilpassa la Motter aupres de Haguenau ,et se campa ä Bischweiler . L’eloigne-ment de M. de Coigni fit naitre l’ideeau prince de Lorraine de bioquer Fort-Louis, qu’on disait mal approvisionne.En consequence Nadasti et Baerenklauprirent poste (1) ä Wcerd, ä Beinheim et sur les lies qui entourent Fort-Louis.La crue du Rhin sauva cette place. Lagarnison regagna la communication deStrasbourg ; on la renforga et on lapourvut de vivres. Ce coup manquö, le

(1) 12 juillet.