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prince de Lorraine porta ses troupeslögöres sur les alles de l'armee fran-Caise et dans le bois de Haguenau , cequi empöchait celle-ci d’envoyer despartis au-delä de la Motter. Lc mare-clial de Coigni, embarrasse de la Situa-tion oü il se trouxait, en avait informöla cour. Louis XV pour sauver l’Al-sace, resolut de mener lui-möme qua-rante mille hommes de l’elite de sonartnöe de Flandre au secours de M. deCoigni, ä qui l’on ordonna de tempo-riser, et surtout de conserver ses trou-pes. Ce fut ce qui dötermin.« \I, deCoigni ä changer de mesures et ä dvi-ter tout engagement. Nadasti, renfor-forcö de troupes reglees, commengaitä s’ötendre vers les hauteurs de lteiehs-hofen et Weissenbourg, comme s’ilavait dessein de tourner le camp fran-?ais par Lichtenberg et Buchsweiler;sur quoi M. de Coigni se retira parßrümat ä Strasbourg (1). 11 se postasur le canal de Molsheim , qu’il aban-donna bientöt pour gagner les döfilösde Phalsbourg et de Sainte-Marie-aux-Mines . II se döcida ä ce mouvementpour empöcher le prince de Lorraine ,qui ötait ä Brümat, et qui faisait cons-truire des ponts sur la Motter, d’occu-per les gorges des montagnes par les—quelles l’armöe du roi devait passerpour le joindre. Le roi de France ötaitarrivd le V aout ä Metz , oü il atten-dait les troupes de Flandre, pour fon-dre, ä leur töte, sur l’armöe du princede Lorraine , et la dötruire s’il etaitpossible. Le marechal de Schmettauavait öte envoyö par le roi de Prusseaupris de Louis XV , tant pour rendrecompte des mouvemens de l’armeefrangaise, que pour presser le roi deremplir ses engagemens, en poursui-vant jusqu’en Baviöre les troupes de la
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reine lorsqu’elles repasseraient le Rhin .Schmettau apprit au roi trös chrötienque le roi de Prusse entrerait en Cam-pagne le 17 aoüt, et qu’il emploieraitcent mille hommes ä la divcrsion qu’ilallait faire en faveur de l’Alsace. Cemarechal mit tout en usage pour dün-ner aux armöes franjaises plus d'acti-vitö et de vigueur; et peut-ötre y se-rait-il parvenu, si Louis XV ne fütpas tombe malade ä Metz . Cette mala-die commenfa par des maux de töte,que ses mödecins et chirurgiens cru-rent provenir d’un abcös dans le cer-veau: ils declarörent le mal sans res-source. Aussitöt on entoura le roi deconfesseurs, de prötres, et de toutesles ressources dont se sert l’Eglise ro~maine pour preparer les mourans.L’evöque de Soissons , n’öcoutant queson zöle, dont on Iui sut peu de grödans la suite, exigea du prince, pourrecevoir les sacremens, le renvoi deM me de Chäteauroux. La duchesse futobligee de partir de Metz , ayant reful’ordre rigoureux de ne jamais repa-raitre devant le roi. Ce sacrifice ac-compli, Louis XV refut les sacremens.Le danger devenant pressant, un Chi-rurgien tres ordinaire se presenta, etassura qu’il le tirerait d'affaire, pourvuqu’on lui donnät la liberte d’agir; il netrouva point de concurrent, et, moyen-nant une bonne dose d’emetique, ceprince releva de cette maladie, quin’avail etc causee que par une indi -gestion. Les medecins de la cour per-dirent leur röputation; imiis les affai-res generales en souffrirent davantage.Pendant la maladie du roi, le ducd’Harcourt etait arrive ä Phalsbourg .Nadasti avait döjü pris Saverne , et sedisposait ä pönölrer par les gorges quele duc occupait, mais infructueuse-ment. »Quoique souvent attaquö, leduc v ti.nt jusqu’au 16. que le secours
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