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Tome cinqième.
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FRtOEKlC 11.

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de Flamdre s’approcha poui joindrel’armee. Le prinep de Lorraine avaitd6ja regu l’ordre de se retirer; il prp -nait des mesures pour l’exücuter. IIne tenait qu’au marechal de Noaillesd’en profiter; inais sa circonspectionoutree gAta tout. Schmettau perdait sapeine et son temps ä l’encourager. Etquel ristjue courait la France ? QuandM de. Noailles aurait dtd batlq, lesIroupes de la reine etaicnt ügalementobligdes de quitter l’Alsace , et si lesFrangais dtaient victorieux, ils detrui-saient l’armde aulrichienne, qui, vive-ment poursuivie, au lieu de repasserses ponts du Rhin , se serait noyeedans ce (leuvc. Alors les Frangais etles Ravarois s’avancerent ä pas lentsvers Hochfeld, oü Nadasti s’etait dejäretire. Noailles fit trois dAtachemenssur la Mottcr, et il apprit par M. deLoewendahl, qui avait marche vers Dru-senheim, que les Autrichiens avaientabandonnü leur camp de Brümat, pours'approcher de leurs ponts de Bein-heim . Le comte de Belle-Isle fut alorsenvoyd de Suffelsheim avec un corps;ies Frangais passerent la Motter et sui-virent les Autrichiens. M. de Belle-Isle obligea l’ennemi a quitter le vil-lage de Suffelsheim avec perte, etAI. de Noailles se mit en marche pourjoindre AI. de Loewendahl. Le soirmeine, les grenadiers frangais attaque-rent le village d’Aschenheim, defendqpar des grenadiers autrichiens et destroupes hongroises. Les Frangais em-porterent le village, et s’amuserent äfles formalites superflues, tandis que leprince de Lorraine mit ce temps äprofit pour repasser le Rhin sur sesponts de Beinheim , qu’il rompit avantl’aube du jour. Les Frangais firentson-ner cette affaire fort haut: c’etaientdes rodomontades; la perte, de pariet d’autre, ne monta pas a six cents

homines, et le prince de Lorraine con-tinua paisibiement sa marche par laSouabe et le haut palatinat, pour en-trer en Bohdme. Schmettau, qui setrouvait aupres de la personne du roi,dtait desespere de la mollesse des Fran-gais. II lui presentgjt des mümoires, ilpressait les ministres, il ecrivait auxmarecliaux; mais il eüt plutöt trans-porte des montagnes que de tirer cettenation de son engourdissement. Lemoment decisif oü les Frangais pou-vaient ruiner l’armee de la reine ütantpasse sans qu’ils daignassent en profi-ter, Schmettau tächa de dissuader lesmarecliaux du dessein qu’ils avaient demettre }e siege devant Fribourg ; cefut encore en vain. Tout ce qu'il putobtcriir, ce furent quelques renfortsde Iroupes allemandes qu’on s’engageade donner aux troupes imperiales,pour que AI. de Seckendorf! püt dülo-ger les Autrichiens de la Baviere . Lacour promit qu’au printemps de l’an-nde 1TI5, on porterait ees troupes aunornbre de soixante mille. Ainsi, düsle commencement de l’alliance desPrussiens et des Frangais, ces derniersmanquerent aux d<eux articles princj-paux de leur tnaite. Ils laisserentechapper le prince de Lorraine sans lepoursuivre, et cette armüe, qu’ils de-vaient envoyer en Westphalie , n’y parrut point. Cependant M. de Secken-dorff marcha pesamment et ä pascomptes pour s’approcher du Lech;Louis XV , a la tete de soixante-dixmille Frangais, fit le siege de Fribourg ,prit cette place ä la fin de la eampu->gne, et en rasa les fortifications.

Les avantages du prince de Lorraine en Alsace engagerent le roi de Prusseä se declarer plus t6t qu’il ne l’avaitprojete. 11 etait fort a craindre queI’ascendant des troupes autrichiennesne forgAt les Frangais ä en passer pap