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chemin de Trauteiiau ä Sehatzlar. Lapremidre colonne ne fut point inquid-tde dans sa marche. La brigade deTruchses, qui dtait ä Ia seconde co-lonne et qui en faisait l’arridre-garde,fut attaquce en passant le ruisseau deIa Mdtau, proche du village de Pless.Truchses s'amusa mal ä propos ä es-carmoucher avec les pandours, et ileut quarante hommes tant morts queblesses. Ce qui caractdrise bien l’esprithongrois , c’est qu’au milieu de cetteescarmouche, quelques cochons se mi-rent ä crier dans le village de Pless;ce fut le Signal de la treve : les pan-dours abandonndrent les Prussiens, etcoururent tous au village dgorger desbdtes qu’ils aimaient mieux mangerque de se battre. II y a sürement dansl'histoire peu d’exemples d’escarmou-ches aussi vives, qui aient eu un dd-nouement aussi grotesque. La colonnede M. Du Moulin fut attaquce au vil-lage d’Else, mais avec si peu de vi-gueur, que cela ne mdrite aucune con-siddration. La colonne oü dtait le roiarriva le 4 decembre a Tannhausen ;le vieux prince d’Anhalt y fut rendupresque en mdme temps. Le princeLeopold 6tait attaque d’une maladiequi faisait craindre pour ses jours. Lemardchal de Schwerin avait pris del’humeur et quitta l’armee avant le re-tour en Silesie . Le roi fut obligd dese rendre ä Berlin , afin d’y rdgler lesarrangemens ndcessaires pour la Cam-pagne prcx.haine, et de preparer enmdme temps les voies ä quelques ne-gociations, que I’on pouvait rendre plusvives au cas que les circonstances l'exi-geassent. Voici ce qui arriva aux autrescorps dans Ieur retraite. M. de Win-terfeld ramena heureusement son de-tachement de Leutmeritz cn Sildsie; ilfut harcele en chemin, mais ses bon-nes dispositions tinrent les Hongrois
en respect. La garnison de Prague ne| suivit pas littdralement les ordres| qu’elle avait repus. M. de Einsiedel de-vait faire sauter les ouvrages du Wis-cherad et de Saint-Laurenl; il devaitfaire crever les canons de la grosse ar-tillerie et en brüleries affüts, jeter dansI’eau les fusils dont la garnison de lareine avait ete armee. Al. de Einsiedelcrut faussement que ce premier ordreserait rdvoqud; il en suspendit l’exdcu-tion jusqu’au moment de son ddpart:il fut trop tard alors. Lorsqu’il vit quele moment d’dvacuer la ville appro-chait, il rassembla tous les chevauxqu’il put trouver, pour amener avec luiquarante-deux pieces de Campagne au-trichiennes, ä la place du gros canonqu’il fallaitabandonner. Ce futle 26 denovembre que la garnison sortit dePrague . M. de Einsiedel avait si malpris ses prdcaulions, que ses troupesddfilaient encore par Ia porte Saint-Charles, que ddjä quatre cents pan-dours s’dtaient, d’un autre cötd, intro-duits dans la ville. Ces Hongrois atta-querent l’arriere-garde. M. de Rottern-bourg, qui s’y trouvait, fit tirer sur euxquelques canons chargds a mitraille quiles continrent. Cette garnison arriva le30 ä Leutmeritz. On s’y arrdta quel-ques jours, afin de s’y pourvoir de painet de provisions. Quand AI. de Einsie-del arriva ä Leipe, il apprit que lesSaxons voulaientlui disputerle cheminde Ia Silesie car le prince de Lorraine n’avait suivi le roi que jusqu’a Nachod ,d’oü il avait pris la route de la Moravie ,et les Saxons celle des cercles de Buntz-Iau et de Leutmeritz. Il y eut quelquesescarmouches en chemin avec les trou*pes legeres des ennemis, mais peu im*portantes. Comme il arriva ä Hochwald,bourg situd ä deux milles de Friedlandet ä trois des frontieres de la Sildsie,il aper^ut un gros corps et apprit par