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Tome cinqième.
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mSTOIB.t 1»E MOS TEMPS.

Gtoeriitz; il ajouta qu’ils raarcheraientle lendemain , selon l’avis de seis es-pions, et qu’il croyait que le momentd’agir ütait arrive. Sur cela l’armöemarcha b 23 sur quatre colonnes,chacune conduite par un lieutenant-general. Le rendez-vous de ces colon-nes etait ä Naumbourg ; ce fut lä quele roi leur donna les dispositions ulte-rieures. II s’eleva ce matin un brouil-lard d’autant plus favorable, qu’il ca-chait ä l’ennemi jusqu’au moindremouvement de l'armee. A Naumbourg il y a un pont de pierre sur le Queis,et ä cöte, deux guets pour la cavalerie;on fit en Mte un pont pour la secondecolonne d’infanterie. Tout cela dtantarrange, les conducteurs des colonnes,je veux dire les gändraux, se rendirentä Naumbourg ; ils eurent ordre de pas-ser incessamment le Queis. On leurdonna des guides pour les conduireä Catholisch Hennersdorf, avec ordrede se seconder mutuellement, selonqu’une colonne qui donnerait sur lesquartiers de l’ennemi aurait besoin decavalerie ou d’infanterie pour reussirdans son Operation ; car, pour ordon-ner des dispositions completes, onmanquait d’informations exactes surles lieux oü l’armde du prince de Lor-raine säjournait. Le brouillard tombaau moment que les colonnes avaientpass6 le Queis, Celles de la droite etde la gauche etaient de cavalerie, lesdeux du centre Etaient d’infanterie.Un rügiment de hussards precedait lamarche de chacune d’elles, pour aver-tir ä temps les generaux de ce qui sepassait devant eux. Le roi dtait a latöte de la preroiüre colonne d’infante-rie; eile avait pour guide un gargonmeunier, qui la mena ä un marais oüles bestiaux paissaient en ete, et quin’6tait guäre praticable dans l’arriere-saison. On eut de la peine ä se tirer de

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lä: mais ä force de ehercher, ou trou-vaun chemin qui cötoyait un bois, etpar lequel on pouvait passer. Pendantque les troupes defilaient, les hussardsde Ziethen donnerent dans le villagede Catholisch Hennersdorf, et averti-rent qu’il etait garni de deux batail-lons et de six escadrons de Saxons; ilsajoutrent qu’ils amuseraient assezl’ennemi pour donner a la colonne letemps d’arriver. On fit ä l’instant avan-cer deux rügimens de cuirassiers de laquatriüme colonne, qui ütait la plusproche, et M. de Rochow emmena lesrügimens de Gesler et de Bornstaedt;M. de Polentz fut commande, avectrois bataillons de grenadiers, pour lessoutenir. C’etait ce soi disant marais,qu’on croyait impraticable, qui avaittrompe les Saxons; ils n’avaientaucu-ne garde de ce cötü, ce qui donnamoyen de les surprendre. Le villagede Hennersdorf a un demi-mille delongueur. L’action commenga ä qua-tre heures vers la partie orientale, etfinit ä six vers l'extremite qui est aucouchant. Polentz prit les Saxons enrevers, Rochow les attaqua de front etWinterfeld en flanc. Les regimens deGotha, de Dalwitz et la plus grandepartie de celui d’Obirn furent faitsprisonniers; le günüral Dalwitz, le Co-lonel Obirn et trente ofiiciers furentde ce nombre; en tout les Saxons per-dirent onze canons, onze Cents hom-mes, six paires de timbales, deux eten-dards et treis drapeaux; leurs dquipa-ges tomberent en partage aux hus-sards, qui avaient bien merite cett«petite reccmpeiiÄ. 1 L'armee campa äCatholisch Hennersdorf, et l’on aver-tit les troupes que si l’on dtait obligdde les fatiguer pendanl quelques jours,c’etait pour leur üpargner des batailles.Quoique la moitie de l’armee manquätde temtes, que plusieurs icgimens

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