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Tome cinqième.
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MIKÜEHli: U.

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n’eusse:nt que des culattes de toile, ilsse pretörent tou s de bonne gräce ä cequ’ils voyaicnt que la necessite cxi-geait d’eux. Cet hcureux d£but fit au-gurer que le prince de Lorraine netiendrait pas contre les Prussiens. Onse proposa de proliter de la conster-nation que t’enlövement d’un de sesquartiers devait causer dans son ar-mtie ct de la talonner de suite, pourne lui pas laisser le temps d’en revc-nir. Le lendemain 24, le temps etaitsi obscur et le brouillard si 6pais,qu’on fut obligö d’avancer cn täton-nant. On campa derriöre le village deLeopoldshain, et pour plus de süretö,on plaja quinze bataillons dans ce vil-lage. Les coureurs rapportcrent quel’ennemi se retirait partout; qu’on netrouvait dans les di^mins que chariotsd6tel6s, bagages renverses, chariots depoudre abapdonnes, en un mol, tontce qni pouvait ältester leur fuite. Lesdeserteurs, qui arrivaient en grandnombrc, disaient que la confusion s’e-tait mise dans leurs troupes, ä causeque les deux derniers jours on leuravait donne vingt ordres diflerens etconlradictoires.

Toutefois on apprit le 25 de bon.matin que le prince de Lorraine avaitrassembld son armee a Schcenf'eld äune lieue du camp du roi, Le roi nebalanfa pas : le jour etait serein, ii semit incontinent en marche dans le des-sein d’attaquer les ennemis. Comme ilapprochait de Gcerlitz, ses partis lui rap-porterent qu’ils avaient decampe ä petitbruit, en prenant le chemin de Zittau .L’armee prussienne campa aupres deGoerlitz , qui se renditparcomposition;soixanle ofiiciers et deux cent cin-quante iiommes y lurcnt faits prison-niers, parmi ces ofiiciers il y en avait demalades et quelques-uns qui, ayantetd blesses ä Catholisch Hennersdorf,

avaient trouve le moyen de 9e sauver. 11se trouvait ä Goerlitz un magasin qui futd’un grand secours pour faciliter ccttee.vptkJilion. Le 26 l’armde so porta enavant sur le couvent de ltadomiritz, etl’on mit les troupes en cantonnemens.MM. de Bonin et de Winterfeld furentcommandes avec soixante-dix esca-drons et dix bataillons pour longer unepetite riviöre qu’on nomme la N'eisse.Ce mouvement, qui menagait i’enncmide Ire coupe de Zittau , fit que Ic princede Lorraine abandonna son campd’Os-tritz, pourgagner Zittau avant les Frus-siens. Comme cette retraite se faisaita la hüte, les hussards prussiens firentdes prises considerables sur les baga-ges des Autrichiens. Le roi s’avanfaä Ostritz le 27, et envoya M. de Win-terfeld a Zittau ; l’arriöre-garde duprince de Lorraine d^tilait precisdmentpar cette ville. M. de Winterfeld donnadessus et fit trois cents prisonniers : lesennemis perdirenl tous leurs bagages,et mirent eux-mömes le feu ä leurschariots, pour qu’ils ne tombassentpoint entre les mains de ceux qui lespoursuivaient. Cette expddition nedura que cinq jours. Les Autrichiens yperdirent des magasins, leurs bagages,et rentrerent en Boheme atTaiblis decinq mille hommes. On iaissa dix ba-taillons et vingt escadrons dans le voi-sinage de Zittau , pour garder ce posteimportant, et M. de Winterfeld futoblig4de retourneren Sibsie avec cinqbataillons et cinq escadrons, pour tom-ber sur les flancs de M de Hohenems,tandis que M. de Nassau se preparait äl’attaquer de front. Cette expöditionfut si heureuse, qu’en moins de vingt-quatre heures il ne resta plus d’Autri-chiens en Silesie . Les dragons de Phi-libert furent defails par les hussards deWartenberg, et M. de Hohenems ne lec4da au prince de Lorraine , ni par ia