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Tome cinqième.
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VarmCe, on les fait suivre par quel-(aes troupeaux de bceufs destinös ä laDourriture dessoldats.

ARTICLE IV.

Des fourrages an sec et au vert.

Le fourrage sec est de l’avoine, del’orge, du foin, dela paille hachöe, etc.On le fait transporter au magasin. L’a-voine ne doit ötre ni moisie ni puanle;ce qui donne le farcin et la gale auxchevaux, et les affaibiit tellement, qu’4l’entröe möme de la Campagne, la ca-valerie n’est pas en 6tat de faire leService. La paille hachöe ne fait queremplir le ventre aux chevaux; on Ieuren donne, parce que c’est l’usage.

La premiöre raison qui dötermine 4faire rassembler le fourrage et le trans-porter au magasin, est pour prövenirl’ennemi 4 l’entröe de la Campagne, ouquand on veut faire quelqne entrepriseloin de 14. Mais rarement une armöeosera-t-elle s'öloigner de ses magasins,tant qu’elle est obligee de donner dufourrage sec 4 ses chevaux, parce quele transport est trop embarrassant parle nombre nöcessaire des voitures qu’u-ne province entiere ne peut souventpas fournir; et gönöralement ce nesont pas les moyens dont on se sertdans une guerre offensive, s’il n’y apas des riviüres par lesquelles on puis-se transporter les fourrages.

Pendant la Campagne de Silösie, j’ainourri toute ma cavalerie de fourragesec; mais nous ne marchämes que deStrehla 4 Schweidnitz, oü il y avait unmagasin, et de 14 ä Cracau, oü nousetions dans le voisinage de Brieg et del’Oder .

Quand on a formö le dessein de fai-re une entreprise pendant l’hiver, on

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fait ficeler du foin pour einq jonrs,la cavalerie le porte sur ses dunaux.Si on veut faire la guerre en Bohemeou en Moravie , il faut attendre le tempsdu vert, sinon vous ruinerez toute vo-tre cavalerie. On fourrage les herbeset les blös dans les champs, et quandla moisson est faite, on fourrage dansles villages.

Quand on entre dans un camp oüTon a dessein de söjourner quelquetemps, on fait reconnaitre les fourra-ges, et aprös en avoir övaluö la quan-titö, on en fait la dislribution pourle nombre des jours qu’on veut y res-ler.

Les grands fourrages se font tou-jours sous l’escorte d’un corps de ca-valerie, qui doit ötre proportionnd auvoisinage de l’ennemi, et 4 ce qu’on a4 craindre de lui. Les fourrages se fontpar toute l’armöe ou par ailes.

Les fourrageurs s’assemblent tou-jours sur le chemin qu’on veut pren-dre; quelquefois sur les ailes, et quel-quefois 4 la töte ou 4 la queue de l’ar-möe. Los hussards ont l’avant-garde.Si c’est dans un pays de plaine, la ca-valerie les suit; si c’est dans un payscoupö, l’infunterie marche la premiöre.L’avant-garde precedcra la marche dela quatrieme partie des fourrageurs,suivis d’un dötachement de l’escorte,toujours mölee de cavalerie et d’infan-terie; puis une autre partie des fourra-geurs , suivis d’un dötachement detroupes; et puis les autres dans le mO-me ordre. Une troupe de hussar nfermera la marche de l’arriöi e-gardt ,et aura la queue de toute la oolonue.

Nota. Dans toutes les escortes, l’infanterie mönera son canon avec eile,et les fourrageurs seront toujours ar-mes de leurs carabines et de leursepöes.

l.orsqu’on sera arrivö 4 l’endroit on