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l'uii veut TourrBg-r. nn formera uneehaine, et on placera l’infanterie prüsdes villages, derriöre les haies et leschemins creux, on mülera des troupesde cavalerie avec l’infanterie, et on sernenagera une reserve, qn’on mettraau centre pour 6tre ä portee de donnerdu seeours partout oü l’ennemi pour-rait tenter de percer. Les hussards es-earmoucheront avec l’ennemi pourl’amuser et pour l’dloigner du fourra-ge. Quand l’enceinte des troupes seraplacüe, alors on distribuera par rdgi-ment les champs aux fourrageurs. Lesotticiers qui les commanderont aurontgrande attention que les trousses soientgrandes et bien liües.
Quand on aura chargü les chevaux,les fourrageurs s’en retourneront aucamp par troupes sous de petites es-cortes; et lorsqu’ils seront tous partis,les troupes de la ehaine s’assemble-ront et feront l’arriere-garde, suiviesdes hussards.
Les rfegles pour les fourrages, dansles villages, sont ä peu prös les me-ines. La seule diffdrence qu’il y ait estque l’infanterie se placera autour du\illage, et la cavalerie en arriOre, dansun terrain propre ä la faire agir. On nefait fourrager qu’un seul village ä lafois, et puis un autre, afin que lestroupes de la ehaine ne soient pas tropdispers^es.
I.es fourrages, dans un pays de mon-tagnes, sont les plus difficiles. II fautque la plus grande partie de leur es-eorte ne soit composee que d’infante-rie et de hussards.
Quand on occupera prüs del’ennemiun camp, oü. l’on veut rester quelquetemps, on tftchera de s’emparer desfourrages qui sont entre les deuxcamps; puis on fourragera ä deuxlieues ä la ronde, en commengant parles champs les plus eloignes, et gar-
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dant les plus a portee pouries derniers,Mais si c’est un camp de passage, onfourragera dans le camp et dans levoisinage.
Quand on fait de grands fourragesau vert, je ne voudrais pas qu’on em-brassät un terrain trop ütendu. maisqu’on fourrageät plulöt deux fois con-secutives. De cette inaniere, votreehaine sera plus resserree, et vos four-rageurs seront plus ä couvert; au lieuque si vous occupez un terrain tropspacieux, vous affaiblirez votre ehaine,de sorte qu’elle courra risque d’ötreforcee.
ARTICLE V.
De la connaissance du pays.
II y a deux fagons de prendre con-naissanre d’un pays La premifere, etpar oü il faut commencer, est celled’etudier exactement la carte de laprovince oü l’on veut faire la guerre,et de bien se pünütrer des noms desgrandes villes, des riviüres et des mon-tagnes.
Quand on s’est forme une idüe ge-nerale du pays, alors il faut passer äune connaissance plus dütaillüe, poursavoir par oü passent les grands che-mins, comment sont situües les villes,et si on peut les defendre, en les ac-commodant un peu; de quel eöte oupeut les attaquer, en cas que l’ennemis’en soit rendu maitre, et combien ilfaut y mettre de garnison pour les de-fendre.
Il faut avoir les plans des villes for-tifiües, pour en connaitre la force etles endroits faibles. Il faut avoir lecours des grandes riviöres et leur pro-fondeur, jusqu’oü elles sont naviga-hles, et oü l’on peut les passer