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Tome cinqième.
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278 INSTRUCTION SECRETE

des flancs ni l’avant-garde ne s’eloi-gneraient du gros de la troupe; elless’en approcheraient, de peur d’6trecoupees. II est impossible de bien ti-rer alors, ainsi il faut agir avec beau-coup de prudence. On n’en fait sou-vent que de meilleures patrouilles, äla faveur du brouillard.

Quand on d^couvre, d’un c6t6 oud’un antre, des montagnes, des buis-sons sur des hauteurs ou quelques vil—lages, a une distance de moins de qua-tre ou cinq cents pas, les gens d6ta-ch6s aux flancs ne s’en tiendront pasä cet eloignement; ils iront, au con-traire, jusque sur ces hauteurs, dansces villages, etpresque jusqu’aux buis-sons. Si par hasard, en s’en appro-chant de cette maniere, ils ne decou-vrent rien, ils passeront au travers deces buissons et des villages. Ils fouille-ront ces derniers en entier, et ils use-ront de la derni&re precaution pourdecouvrir quelque chose de l’ennemi.

Si un detachement. grand ou petit,se voit force de passer un bois, les gensdetaches sur les flancs s’approcherontdte leur troupe, de peur de la perdrede vue; ils resteront eependant dansleur ligne directe, Tun derriere l’aulre.Celui qui marche en avant s’eloigneraä une certaine distance de sa troupe;il fouillera de möme les haies et lesbuissons qu’il trouvera devant lui, etfera bien attention ä ce qu’il verra ouentendra.

Rencontre-t-ilune montagne ouunecoliine, il s’y glissera, et regardera detout cote pour decouvrir quelque cho-se de l’ennemi. S’il ne voit rien, ilcontinuera sa marche. Si un oflicier oubas-oflicier est commande avec huit,dix ou douze hommes, il en fera mar-cher deux, quatre a cinq cents pas enavant, et en detachera, par precaution,deux autres sur les flancs, quand m&-

me il n’y aurait rien ä craindre del’ennemi de ces cöt6s. Ces gens, ainsidetaches feront ce qui a ötc dit plushaut. Marche-t-il dans un bois, il ferasuivre deux hommes derriere le deta-chement, ä teile distance qu’ils ne lepuissent jamais perdre de vue. La rai-son en est que l’ennemi, etant cachddans le bois, pourrait quelquefois sur-prendre tout-ä-coup le detachement,et lui tomber dessus; avec cette pre-caution, l’on evitera toute surprise.

Les deux hommes qui vont en avantmarcheront dans la plaine Tun a cöt6de l’autre. Rencontrent-ils devant euxun village ou un buisson, l’un d’eux sedetachera ä quelques cents pas sur ladroite, se glissera dans ce village ouce buisson, le fouillera exactement, ettächera d’y decouvrir quelque chose.Le second suivra ä la mßme distance,pendant toute la duree du buisson oudu village, et se comportera de mömeque le premier, afin que, si celui-ciavait passe l’ennemi sans s’en aperce-voir, il puisse peut-6tre le decouvrir.

Si les deux hommes envoyes enavant trouvent une montagne ou unecoliine, ils ne la monteront point tousdeux ä la fois, mais l’un ira au petitgalop; et, comme il a ete dit plushaut, regardera autour de lui pour tä-cher de decouvrir quelque chose del’ennemi. Ne voit-il rien, il resterasur le sommet de la montagne ou dela coliine, jusqu’ä ce que l'aulre, quile suivra ä petit pas, l'ait rejoint; alorsils continueront leur route ensemble.Si les gens detaches en avant ou decöte apercevaient l’ennenii, sans enötre vus, ils ne tireront pas, et serapprocheront de leur troupe, quiprendra un autre chemin pour tächerde n’ßtre pas decouverte.

Si les hommes detaches en avant oude cote decouvraient l’ennemi, et n’en