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4taient pas surpris au point d’ötrecoupös, ils l’annonceront par un coupde pistolet, et rapporteront ä l’officierou bas-officier commandant ce qu’ilsauront vu. Comme ces sortes de trou-pes ne sont jamais d&achees ä des-sein de se möleravec l’ennemi, il fautque l’officier ou bas-officier comman-dant se retire avec son monde aussitötqu’il entend ce coup de pistolet; il luisuffira par lä d’etre assur6 de la proxi-mite de l’ennemi. Qu’il ait eu ou qu’iln’ait pas eu le rapport de ceux quisont detach£s de cöt6 pour la dßcou -verte, il se metlra toujours en marche.Si celui qui a d^couvert l’ennemi n’estpas coupe ou pris, il tächera de rejoin-dre sa troupe, pour rapporter ce qu’ilaura vu. L’officier voit-il que l’ennemiestä sa poursuite, qu’il lui vienne surle corps, et qu’il soit supdrieur ä lui, ilne l’aüendrn pas, n’en viendra pas auxmains, et dispersera son peloton hom-me par homme, un par un, avant quePennemi l’atteigne. Ces gens, ainsidisperses, chercheront a se retirer,chacun pour soi, derridre des buissons,ou des villages ou sera le corps oul’armee dont ils ont etd detaches; car,une fois pour toutes, il n’est pas äcroire que l’ennemi, dtant ä la pour-suite, se hasardera avec son monde autravers de ces buissons ou de ces vil-lages, parce qu’il craindra, voyant lespoursuivis s’y rendre un par un, qu’iln’y ait quelque corps cachc; car il ar-rive fort souvent que les poursuivanstombent aveuglement entre les mainsd’qn corps qui a su se mettre ä cou-yert. Quoique dans une retraite degens ainsi disperses, ii y en ait beau-coup, et mdme la plupart, qui soientpris, il y en a cependant toujours quel-ques-uns qui echappent, et qui peu-vent rapporter des nouvelles utilesau general commandant, ou a celui
par qmi ils ont dte envoyes; mais s’ilsse retiiraient tous ensemble pöle- möle,il n’y en aurait probablement pas unqui en püt dchapper.
Si un officier ou bas-officier venaitädtre detache avec tres peu de monde,c’est-ä-dire avec deux, trois, quatre oucinq hommes, pour se glisser un parun dani des endroits oü l’ennemi setrouve d6jä, il ne se servira jamais dechaussees ni de chemins frayes; mais,autant que le pays le permet, il pas-sera dans des vallons, des cheminscreux, des buissons, et dans des en-droits qui peuvent le couvrir avec sonmonde. Il ne s’inquietera pas de faireun plus grand detour, pourvu qu’ilpuisse reussir dans l’entreprise qui luia ete confide et atteindre son but.Mais si cette expedition se fait de nuit,il prendra les mesures que je dirai plustard.
Un officier envoyd ä la döcouverte,qui cherche ä 6pier l’ennemi, n’enviendra jamais aux mains avcc lui, ämoins qu’il n’y soit force. Quand m6-me il rencontrera des patrouilles en-nemies, il les evitera, quoiqu’il leursoit superieur en forces. Il ne s’amu-sera pas non plus ä faire du butin nides prisonniers, car alors il se decou-vrirait, l’ennemi fondrait sur lui etrenverserait tous ses desseins.
Veut-on s’emparer d’une hauteurque l’ennemi occupe avec peu de mon-de, et y prendre connaissance, il fauts’en approcher aussi secretement qu’ilest possible, ensuite y monter avecvigueur et la plus terrible activite,pour en chasser l’ennemi; quand on avu ce qu’on voulait decouvrir, on doitse retirer avec assez de vitesse, aussipar des chemins Couverts. Dans uneteile entreprise, ä une certaine dis-tancee de l’ennemi, on peut laisser aubord d’un buisson, ou a l’entr£e d’un