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INSTRUCTION SECRETE
ment de hussards qui lui soit 6gal enforce, alors le bonheur decidera en fa-veur de celui qui aura les meilleurssoldats et les meilleurs chevaux, quiattaquera avec le plus de furie, et qui,le sabre 4 Ia main, fondra sur l’enne-mi aprfes avoir essuyö son premier feusans en 6tre epouvant6. II y a cepen-dant des avantages dont on peut seservir en pleine Campagne, pour at-teindre avec plus de sürete le butqu’on se propose.
Si, par exemple, le d6tachement4tait de quarante hommes, l’ofßcierpourrait en mettre vingt-cinq en pre-roifcre et quinze en seconde ligne pourpräsenter 4 l’ennemi un front en lon-gueur; mais cette r6partition se feraä l'insu de celui-ci. On disposera en-suite le second rang de mariiere queles deux premieres flies des deux li-gnes puissent directement marchersur leur chef-de-flle; il semble alorsquetous les rangs sont pleins. L’enne-mi, qui croira le dötacheinerit plusfort que le sien, hesitera de l’atta-quer: dans cette position l’on mar-chera droit sur lui et l’on recom-mandera aux gens de bien faire atten-tion au commandement de l’officier.S’etant mis ensuite au grand trot,on fera, je suppose, serrersurla droitepour saisir l’ennemi sur la gauche; sil’ennemi ne s’en aper^oit pas, il serad abord surpris et on le battra.
Mais sil y fait attention, il fera uneEvolution par la gauche, et övitera parlä cette surprise. Quand on l’aurareconnu, on rompra sur-le-champcinq ou six files de l’aile gauche (maisil faut que les gens en soient instruitsd’avance); ceux-ci par la droite et lesautres par la gauche attaqueront l’en-nemi en un m£me temps, le sabre 4la main avec des cris epouvantables.C’est de cette maniere qu’on mettra
Pennend en desordre et qu’on sera a#-sur6 de le battre.
CHAPITRE VIII.
De la conduite d’un officier dans une grandeattaque.
L'officier commandö avec une trou-pe, ou avec un peloton, pour couvrirle corps ou le rßgiment lorsqu’il estpröt de se former en ligne (mais ordi-nairement on en commande plus d’un4 cet effet) aura la vue autant sur Pen-nemi que sur la troupe qu’il devra cou-vrir. Il enverra contre l’ennemi desvoltigeurs qui l’empöcheront, par unfeu continuel, de rien entreprendrecontre le corps ou le r6giment; enmöme temps il fera attention 4 tousles mouvemens qui se fcront derriörelui, ne perdra jamais de vue le rügi-ment, prendra toutes les positionsqu’il lui verra prendre. Des qu’il en-tendra sonner le rappel ou la rnarche,il rassemblera son monde au plus viteet rentrera 4 son corps par les ouver-turesqu’on laisserapour lui.
Mais s’il ne fait que couvrir un au-tre corps de cavalerie, il se mettra surl’aile la plus proche, aidera a faire l’at-taque et s’il voit que l’ennemi veuilleentreprendre la moindre chose sur leflaue, il therchera ä Je couvrir. Si Pen-nend plie, il tächera de le mettre tont4 fait en deroute,
Si l’ennemi voulait se remettre, ill’en empßchera par son feu continuelet en le suivant le plus pres qu’il pour-ra. Cependant il regardera toujoursderriere lui, pour voir s’il est soutenu,de peur d’aller trop loin et de s’exposer4 une mauvaise aventure.