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Tome cinqième.
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DEROBEE A FREDF.RIC 11.

nera bien s’ils ont leurs porte-man-teaux et leur Charge ordinaire, si lechemin dans lequel ils raarchent estbon ou mauvais, si le terrain est rna-recageux, si les chevaux y peuventpasser, si la terre est ferme, s’ils ontde la plaine ou du döfile, si on peut lesentourer; il tächera de decouvrir toutcela avec la plus grande promptitudeafin que , se tenant cache, ou ne semontrant que de loin avec ce tres peude monde, il puisse prendre les me-sures qu'il trouvera le plus ä propos.

Si l’officier s’apergoit que la cava-lerie ennemie marche dans un paysdans lequel il ne pourrait l’attaquer äson avantage, il la laissera passer tran-quillement; cepcndant il restera eloi-gnö d’elle äune certaine distance, tou-jours avec peu de monde, tenant lereste cachö, et dans une position com-me s'il n’avait pas envie de l’attaquer,jusqu’ä ce que l’ennemi arrive dans unendroit qui favorise son entreprise;alors il partagera promptement soncorps en quatre, cinq ou six troupes, etattaquera du cöte le plus faible. Il fautabsolument que l’officier en sache ti-rer un jugement juste. De ces circons-tances, il connaitra d’abord la capa-cite de l’officier ennemi, s’apercevrade la contenance de son monde, etpourra conclure par lä ce qu’il y aura ägagner pour lui.

Les principales vues de l’officier se-ront de fatiguer les chevaux, de les at-tirer dans un champ fangeux, d’oü ilsne puissent pas se retirer facilement,et de les forcer ä diverses evolutions:tout cela servira ä mettre la confusiondans la troupe ennemie.

Il attaquera de tous cötös leur fai—sant crier gräce; mais, des lecommen-cement, il les desarmera tous et feratuer les chevaux qu’il prendra jusqu’äce qu’il ait tout-ä-fait vaincu l ennemiv.

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etlu.i ait fait prendre la fuite ; alors ilpermettra et ordonnera de faire desprisomiiers.

Tout ce que I’officier de la cavalerieennemie pourra faire, ce sera, selonles circonslances, d’envoyer quelquestroupes au devant des nötres, ou bienil les attendra de pied ferme.

Dans le premier cas, on fera marchercontre eile d’abord quelques troupesquilarepousserontvivement; en mömetemps les autres attaqueront ensemblede tous cötes en jetant de grands cris.Mais, dans le deuxieme cas, on en-tourera l’ennemi de tous cötes, et l’onfera surlui un feu vif; il ne pourra alorsque faire une Evolution sur la lignecontre ceux qui voudront le prendreen dos; dans ce cas il faut sur-le-champtirer avantage de l’occasion et l’atta-qucr de suite. Mais, si l’offlcier enne-mi est un homme habile et entendu,en ne voyant venir ä lui que peu demonde, il prendra sur-le-champ teilePosition qui lui couvrira le dos, pourdans cette position , ne pouvoir ötreentoure et n’etre attaquö que sur sondevant: alors il sera trös difficile, pourne pas dire impossible, d’entreprendrela moindre chose contre lui.

Le meilleur parti qu’on aurait äprendre, serait de s’en eloigner, et dele laisser marcher, mais en le suivanttoujours de pres, jusqu’ä ce que l’ontrouve une occasion favorable, commeon ladit plus haut, et que l’on puissemettre ses desseins ä exäcution.

CHAPITRE VII.

De la conduite d’un officier contre un detache-ment de. hussards egal au sien.

Si l’officier rencontre un detache-

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