MEMOIRBS
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emboitent les hanches ct tombent jus-qu’ä la cheville du pied ä la maniöredes croates hongrois et des hussards,deux paires de gros bas de fil et quatrepaires de ehaussons,caril fauttenirauxsoldats le pied sec et le preserver desenvenimures que cause ia laine sur lajambe, pour peu qu’elle soit ecorchee.
Le Soldat doit avoir aussi deux vesteSde la möme etoffe que les culottes etdeux gilets, ä moins que celui de des-sus ne soit double, ce qui vaut mieux.
Pour 1’hiver, on donnera deux pairesde bas de laine, une culotte avec lha-bit et veste de gros drap; l’habit doitavoir des revers qui se croisent jusqu’äla ceinture dans la coupe et l’ampleur;on doit avoir plus d’ögard ä la commo-dite qu’ä l’ölögance et ä la mode.
Le Soldat sera ögalement pourvud’une bonne et grande capote ä man-ches, qui tombe jusqu’ä mi-jambe ,avec un petit collet qui boutonne au-tour du col, etun capuchon qui couvrela töte.
Tout rhabillement d’hiver doit res-ter dans les magasins du rögiment jus-qu’aü tnols de septetnbre , exceple lacapote qui tiendra assez chaud a l’hom-me pour que le reste de son vötementpuisse ötre de fil ou de coton. II faut deplus que le Soldat ait un col noir de cuirpiquö et garni en dedans; cela tiendra lagorge chaude, et est propre et debonne gräce.
Enfln, 11 öura des brodequins, cequi fait une chaussure plus belle et pluscommode que le soulier : la poussiöre,le sable et le gravier ne sont point Su-jets ä y entrer, et l’homme se blessemoins.
Je voudrais de plus que la veste sejoignit ä la ceinture de la culotte, pardes boutonniöres, Sans trop serrer,pour tenir les reins chauds, et pröser-ver du frold et delapluie. Comme une
partie de cet öquipement doit toujourtrester dans les magasins du rögiment,le soldat pourra, sans ötre trop chargö,porter en tout temps ce qui lui est röel-lement nöcessaire. Je n’ai rien dit dela coiffure, parcc qu’au lieu du Cha-peau , qui est aussi inutile queridicule,je compte proposer un genrede casquequi döfendc et couvre la töte, le col etles öpaules.
CHAPIXRE XII.
Des armes defensives.
La partie naturellement la plus es-sentielle ä garantir, c’est la töte: jevoudrais, pour cet objet, un pasque decuir, prepard comme celui des bottesfortes, et matelassö en dedans pour seplacer commodöment sur la töte: le de-vant avancerait de trois pouces pourdefendre le visage et rejeter la pluie;il en partirait cinq ou six chainettes defortlaiton qui viendraients’agraffer surle plastron pour former la visiere ducasque, une teile armure de löte ladefendra bien sürement du coup desabre, soit qu’il soit appuyö en tran-chant, ä la maniöre des troupes euro-pöennes, soit en glissant horizontale-ment, comme les Turcs et les Asia-tiqües.
II y aurait sur le devant du casqueune plaque de cüivre, portant le nomdu regiment, ou son numöro, avec ce-lui du bataillon, de la compagnie, ettout ce qu’on a coutume de designerpar les houpettes du chapeau. On n’i-magine pas l’effet moral que pourraitavoir une circonstance si peu impor-tante en apparence.
La certitude qu’on ne pourra öviterle reproche empöche qu’on ne s’y ex-pose; et sur cela, II ne doit y avoir