DK LLOYD.
aucuue difförence entre les officiers etles soldats.
La piöce la plus interessante de l’ar-mure, apres le casque, c’estla cuirasse;eile doit etre aussi de cuir tres fort, etporter depuis le col jusqu’ä la ceinture,de maniere a garantir de tous les coupsvraiment morteis de l’arme blanche, etä diminuer beaucoup les effets de l’ar-me ä feu.
En voilä assez sur l’habillement etl’armure du Soldat; parlons mainte-nant de ses armes offensives, en coin-mengant par celles de l’infanterie.
Nous avons dejä monlre que le fusilet la baionnette sont cmbarrassans,trop lourds du bout, et trop courtscomme armes de main, et que l’epöedoit ötre absolument reformee commeinutile; je voudrais raccourcir le canondu fusil de dix ä douze pouces, et lefortilier dans la culasse, de maniereque le cenlre de gravitö se trouvdt en-Ire les deux mains dans le temps deprescntez les armes, ce qui le rendraitplus facile ä manier, et moins pesantdu bout qu’il ne Test ä present.
Le gönöral Clarke a invente une es-pece de fusil qui me parait remplirtrös bien tout ce qu’on peut dösirer äcet ögard, et qu’on peut prendre pourmodele. Au lieu de la baionnette, jevoudrais une lance de quatre pieds delong, d’un bois fort leger, comme lefröne, par exemple; il y aurait unehampe d’acier de six pouces, dont lesdeux derniers formeraient la pointe, etle reste du bois serait garni de deuxlames de fer pour l’empöcher de cas-ser. Cette lance se porterait sous lebras gauche, la pointe en bas; eile se-rait faite de maniöre a pouvoir se fixerau bout du fusil comme la baionnette,mais avec deux tenons, au lieu d’un,pour plus de soliditö.
Si le fusil est brisö ou perdu dans le
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combat, dans le moment qu’on jointl’ennemi, et que le feu cesse par con-sequent, cette lance möme seule peutötre d’un grand usage; et quand eileest attachöe au fusil, eile est excellenteaussi bien contre la cavalerie que con-tre l’infanterie. On peut objecter qu’enraccourcissant le canon, le feu des der-niers rangs incommodera ms autres;mais cette difliculte n’est de nulle va-leur. Si vous tirez par rangs t il yaura plus d’ordre et de sürete, et moinsde precipitation que dans les autresfeux, surtout si la iance n’est pas en-core au bout du fusii, mouvement queje ne crois pas qu’on doive faire avantd’ötre a trois cents pas de l’ennemi;alors il faut la placer, et aborder vive-ment.
Les trois quarts de l’infanterie se-ront armes de ce fusil avec la lance;l’autre aura des piques de douze piedsde long, un bon sabre et des pistoletsa la ceinture.
La cavalerie sera babillee commel’infanterie, ä l’exception des brode-quins, qui seront remplaces par desbottes de cavalier. Ses armes serontune lance de sept pieds de long, quele cavalier portera le long de la seile, ädroite, de maniöre ä pouvoir la saisirvivement et s’en servir; ses autres ar-mes seront un sabre de quatre pieds etune paire de pistolets.
La cavalerie legere et les hussardvresteront armes ä l’ordinaire. Commeils sont souvent employes ä reconnai-tre, et que l’infantene ne peutiessui-vre, ils doivent avoir des mousquetonspour ötre ä armes ögales avec l’enne-mi. L’infanterie legöre sera armee,comme le reste, avec le fusil et la lan-ce, sans dpee ni pistolets.
Apres l’habillement et I’armement,il faut s’occuper de la l'ormation, et larendre teile que l’homme puisse em-