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’UIVrOIBES
ployer avantageusement ses armes. Jevoudrais quel’infanferie fnt snr quatrerangs, dont les trois premiers n'nu-raient que Je fusil et la lance, commenons l’avons dit; Je dernier aurait delongues piques, l’epöe et une paire depistolets.
Le premier rang serait compose desplus petits hommes, et ainsi de suite,en amphithcötre. Cet arrangementleur rendra l’usage de leurs armes plusaisö. La möthode contraire, qui pre-vaut aujourd’hui, est une absurditö cnfaveur du coup-d’ceil.
Les trois premiers rangs, protegdspar les piques, en approchant de l’en-nemi, pourront tirer par rangs; etalors, mettant plus d’ordre et de tran-quillitö dans leur feu, ils en obtien-dront plus d’effet.
II n’est pas nöcessaire d’observerqu’une troupe sur quatre rangs aura,en marchant, plus de fermete et de so-liditö. II est vrai que votre ligne scrad’un quart plus courte, mais ce n’estpas un döfaut, selori moi; au contrai-re, eile en acquiert plus de force etd’activitö, ce qui est, comme nous l’a-vons döja tant repete, les deux pre-miöres qualitös d'uue troupe de guer-re; mais, dira-t-on si votre ligne estdöbordöe par l’ennemi, il vous prendraen flanc. Cette objection tombera d’el-le-möme, quand j’expliquerai l’arran-gement gönöral que je donne ä toutl’ordre de bataille; c’est ce que je fe-rai bientöt.
II sulfit ä prösent de demontrerqu’une troupe sur trois ne peut resis-ter au choc d’une autre formee surquatre, et armee de lances, de fusilsei de piques, et que la quantitö de feuest ögale de part et d’autre, quoique laligne de celle-ci soit plus courte; carcette partie de la ligne ennemie, quivous deborde, ne peut, a une grande
distance, nuire ä vos tlancs, puisqueles hommes de la ligne ne s’ecartentpas ä droile et ä gauche pour choisirla direction de leur feu; ainsi tout cequi vous deborde perd son feu; etquand il s’agira d’aborder.I’ennemi,vous devez y mettre tant de vivaciteque la dispute soit bientöt terminee.Quant ä la crainte d’ötre tourne parles flancs en joignant l’ennemi, je vaisy pourvoir dans l’arrangement des ba-taillor.s.
CHAPITRE XIII.
Dp la formalion des liataillons
Je formerai le bataillon de cinq com-pagnies, l’une de grenadiers-chasseurs,les quatre autrcs de grosse infanterie,tous armös de möme, si ce n’est que lalance des Chasseurs, employee commela baYonnette , sera d’un pied plus lon-gue que celle du rcste de l’infanterie ,parce que dcvant asscz communementagir seul ä seul, ils s’en serviront avecplus de resultats.
Chaque compagnie d’infanterio serade cent vingt-liuit hommes, non eom-pris les ofiiciers et les bas-officiers; lacompagnie de chasseurs, ötaat plus fa-tiguöe de Service, et ainsi plus exposöea la consommation d’hommes, doitötre aussi plus forte : je la porte ä deuxCents hommes.
Chaque compagnie de fusiliers ayanltrente-deux files. le bataillon. qui estde quatre compagnie«, aura centvingt-huit files, qui occuperont unterrain de cinquante toises, et quel-quefois davantage, parce que je suisbien aise que le Soldat puisse agircommodement dans le rang, et queles hoinmes n’y soient pas trop pres-se«,