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question, plus j’y pense, et moins jesuis en 6tat de la rösoudre.
Cependant j’ötablirai toujours, com-me une maxime constante, que la ca-valerie doit ötre rangöe et distribueede fafon qu’elle puisse toujours agir,plus ou moins, dans toute espöce deterrain, et que quelle que soitla partiequ’on en veut mettre en action, il fautque chaquö cavalier puisse agir, et nonpas, comme cela se fait aujourd’hui,le premier rang seulement.
Je sens bien que je marche par unsentier fort glissant, mais je croispourtantque l’ordre de bataille que jepropose procure ä peu pres tous lesavantages qu’on peut desirer.
CHAPITRE XY.
1)« la Formation de l'escadron.
Je voudrais que l’escadron liit decent soixante hommes, non comprisles officiers et bas-officiers; s’il etuitmoins considörable, les maladies deshommes et des chevaux, et souventde tous deux, les reduiraient bientötü rien, et le mettraient hors d’ötat dese montrer en Campagne.
Un rögiment sera de quatre esca-drons, ainsi formös, et d’un escadronde cavalerie legere de deux cents«hom-mes, celui-ci devant ötre plus fatiguöde Service que les autres; ainsi le rö-giment entier sera d’environ huit centshommes; chaque escadron, arme sui-vant nos principes, comme on l’a vu,sera forme sur quatre rangs, et auraainsi quarante files; le front sera diviseen cinq sections, de huit files chacune,sur quatre rangs.
J’ai pröförö cette division ä toute au-lr#, parce qu’elle met plus de Propor-
tion eritre le front et la profondeur, desorte qu’en inarchant en colonnes, onpeut incessamment faire face de touscötös et presenter un front double del’epaisseur; de plus un tel front peutaisement marcher sur toutes les direc-tions et dans tous les terrains qui for-cent un escadron ä se rompre, et ce-pendant cette forme carree est sou-ple, divisible, active, et en möme tempsplus forte que notre forma tion or-dinaire. Une division peut choisir sonterrain et combatlre comme eile veut,en attendant que les autres arrivent.
Dans tous les cas, soit de pied ferme,ou en marchant, ou en attaquant, -evoudrais garder de petits intervallesentre les divisions, et de plus grandsentre les escadrons, ce qui ajouteraitencore ä leur activite. 11 en rösulteraitun autre avantage plus considörable,c’est que ces divisions pourraient tou-jours prendre en fianc un ennemi,möme superieur en nombre. Celui-ciötant formö suivant l’usage en lignepleine, ne peut tirer avantage de nosintervalles en avangant pour charger,et dans l’action möme, il est fort infe-rieur a nous en force et en cölöritö.
Les intervalles entre les divisions doi-vent ötre peu larges et seulement pourles söparer, parce que chacune seraconduite dans la marche et au combatpar un officier particulier, et toutes lescinq seront aux ordres du comman-dant d’escadron. Les intervalles entreles escadrons seront ögaux a la largeurdu front, ce qm leur donnera unegrande facilitö dans les mouvemens deretraite ou dans ceux de fianc que les cir-constances peuvent nöcessiter: biendifferens en cela de la cavalerie ordi-naire, qui, comme nous l’avons dö-montrö, ötant formöe en ligne pleinene peut se mouvoir qu’en avant, et en-core bien pesamment et continueile-