DE LLOYD.
ment arr6t6e par le moindre obstaele.S’il s’agissait d’en venir aux mains, mesescadrons dtant plus forts et plus actifsque ceux de l’ennemi, le renverse-raient, et sa ligne une fois rompue,serait poursuivie avec une teile acti-vite, qu’il lui serait impossible de se"allier.
Si l’ennemi voulait detacher quel-ques escadrons pour p£n£trer par nosintervalles, il donnerait lui-möme des»uvertures dans sa ligne, ce dont nouslirerions de prompts avanlages; et sien voyant avancer ses escadrons ,j’envoyais audevant mes chevaux-le-gers qui se möleraient avec eux lesabre ä la main ä la maniere des hus-sards, je crois qu’ils auraient assez äfaire.
Il y a quelque chose de plus; l’ordrede balaille que je vais proposer refu-tera complötement toutes les objec-tions qu’on pourrait me faire contrema mölhode de ranger la cavalerie surquatre de liauteur avec des intervalles;ainsi je n’ajouterai rien ici de plus surce sujet.
CHAPITRE XVI.
De la Constitution d'une armre.
Par la Constitution d’une armöe,j’entends le nombre de troupes donteile doit 6tre composöe suivant les dif-förens objets qu’on peut se proposerdans une Campagne, et la proporlionä observer entre les differentes especesde troupes, telles que l’inlanterie deligne, l’infanterie legbre, la cavalerie,la cavalerie Iegfere et l'artillerie.
Suivant les idöes que j’ai exposees,un bataillon d’infanterie est d’environsept Cents hommes, dontun cinquiemed Infanterie 16gfcre. Cette proportion
341
de troupes legöres paraitra peul-6trotrop forte, et eile l’est en effet, si onles borne a ce genre de Service auquelseulement on les emploie aujourd’hui,d’observer l’ennemi et de faire des pa-trouilles entre les piquets des deux ar-mdes, pour disparaitre ensuite absolu-ment un jour de bataille. ;
Mais, suivant mon plan, ces troupesdoivent faire toutle Service des troupeslegeres; et, dans un jour de bataille,eiles doivent 6tre cmploy^es de fagonä rendre des Services plus essenlielsencore que l’infanterie de ligne, com-me on en jugera en jetant seulementles yeux sur notre plan de bataille. Lemöme raisonnement peut s’appliquerä la cavalerie Idgere; ainsi il est inutiled’insister d’avantage.
Je suppose une armde de soixantebataillons et de quarante escadrons;c’est ä peu prös quarante-deux millehommes de pied et six mille cinq centsmaitres, en tout quarante-huit millecinq cents hommes. Je crois qu’uneteile armee est en 6tat de remplirtoutes les vues qu’on se forme dansune Campagne; ce qui pourrait luimanquer en nombre est bien com-pense par la force etl’activitd; les deuxplus grands avantages qu’une arm6epuisse avoir.
Comme je ne veux employer lestroupes legeres, celles de pied commecelles de cheval, qu’ä patrouiller et re-connaitre l’ennemi, et toujours en-semble, il ne faut que peu de mondepour ce Service . cent fantassins ct qua-rante chevaux rempliront cet objetbeaucoup mieuxqu’une troupe dix foisplus nombreuse, parce qu’une poignded’hommesse glisse plus ais^mentau-pres de l’ennemi sans 6tre vue, quene le pourrait faire un corps de millehommes.
Un petit corps sait toujours on vous