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Tome cinqième.
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SCIENCE M1L1TA1RJJ.

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des stipendiaires, avec des troupescoristituees comme le sont aujourd’huitoutes celles de l’Europe , qu’on vien-dra attaquer de tels hommes? Quellediffdrence les motifs et les prejugesapporteront dans le courage des deuxpartis!

Si enßn, malgre sa moderation, ilest offenst dans ses sujets, dans sonterritoire, dans son honneur, il fera laguerre; mais lorsqu’il la fera, ce seraavec tous les efforts de sa puissance;ce sera avec la ferme resolution de nepas poser les armes qu’on ne lui aildonnd une röparation proportionnee al’offense. Son genre de guerre ne serapas mdme celui que tous les Etats ontadopte aujourd’hui. Il ne voudra pasconquerir pour garder ses conqufites.Il fera plutöt des expeditions que desetablissemens. Terrible dans sa colere,il portera chez son ennemi la flammeet le fer. Il dpouvantera, par ses ven-geances, tous les peuples qui pour-raient 6tre tentes de troubler son re-pos. Et qu’on n’appelle pas barbarie,violation des pretendues lois de laguerre, ces represailles fonddes sur leslois de la nature. On est venu insulterce peuple heureux etpacifique; il sesouleve, il quilte ses foyers; il perira,jusqu’au dernier, s’il le faut; mais ilobtiendra satisfaction, il se vengcra, ilassurera, par l’dclat de cettc vengean-ce, son repos futur. Ainsi la justice,moderee, attentive ä prevenir le cri-me, sait, quand le crime est commis,se rendre inexorable, poursuivre lecoupable, appesantir sur lui le glaivedes lois, et öter, par l’exemple, auxmechans la tentation de devenir cri-minels.

Cet Etat, vigilant ä rdprimer ses in-jures, ne sera, par sa politique, l’allidd’aucun peuple, mais l’ami de tous. Illeur portera Sans cesse des paroles de

paix. 111 sera, s’ii le peut, le mddiateurde leuirs querelles, non par des vuesinteresssees, non pour mettre ä profitsa medliation, non par suite de calculschimdriques de balance, de pouvoir.J'ai dejjä dit combien toutes ces com-binaisoms de la politique moderne luiseraient indifferentes. Il olfrira sonarbitrage, parce que la paix est unbien, etqu’il en connaitle prix; parceque la guerre interrompt la communi-cation qui doit exlster entre les peu-ples, et qu’ä cet dgard eile est nuisibleaux Etats qu’elle avoisine. De mömeles tremblemens de terre font sentirleurs contre-coups hors des limites deleur foyer. Il dira ä ses voisins : « 0» peuples! 6 mes frdres! pourquoi» vous dechirer? Quelle fausse politi-» que vous egare? Les nations ne sont»point nees ennemies; eiles sont les» branches d une möme famille. Venez» mettre ä prolit le spectacle de ma» prosperite. Yenez recueillir mes lu-» mieres, apportez-moi les vötres. Je» ne crains point que mes voisins de-» viennent heureux et puissans; plus» ils le deviendront, plus ils s’attache-» ront ä leur repos. C’est de la felicite» publique que naitra la paix univer-» seile. »

Enfm l’Etat que je döpeins aura uneadministration simple, solide, facile ägouverner; eile ressemblera 4 ces vas*-tes machines qui, par des ressorts peucompliques, produisent de grands effets; la force de cet Etat naitra de saforce, sa prosperitd de sa prospörite.Le temps, qui detruit tout, augmente-ra sa puissance. Il dementira ce pre-juge vulgaire qui fait croire que les em-pires sont soumis ä une loi impdrieusede ddcadence et de rulne. 8i I’on jetteles yeux sur l’histoire, cette loi sembleexister -, eile est 6crite sur les d^bris detant de trönes, sur les tombeaux de