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Tome cinqième.
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POUTJQCE.

ces fleuves qui ne sont quelquefois, äleur source, que des ruisseaux ignores.Tullus Hostilius , un des souverains decet Etat naissant, lui creait des lois,une milice, une tactique; et ainsi, tan-dis que les Grecs se croyaient le Pre-mier peuple militaire du munde, ils’ölevait ä deux cents lieues d’eux unenation nouvelie, une ordonnance to-talement opposee ä la leur, qui de-vait enfin les vaincre et les faire ou-blier.

Les Romains, ambitieux et guerriersparleur Constitution, profitant des Iu-mieres et des fautesdetous les siecles,dürent bientöt prendre l’asccndanl surtous les peuples connns. L’ltalie, divi-söe, plia sous le joug. Carthage luttaquelque tomps. Mais les talens d’Au-nibal ne purent la defendre contre lesvices de son gouvernement, et contrela superioritd de celui de sa rivale. Elleeut le sort des nations riches et com-merpantes. Elle fut vaincue. LesGrecsl’eprouvörent et resislerent encoremoins. Amollis par le luxe et par lesrichesses, ils tendirent les mains auxfers des Romains. Contens, pourvuqu’on les laissät .ecrire, peindre etsculpter, ils se consolaient basse-ment en regnant, par les arts, sur unpeuple qui leur enlevait l’empire desarmes.

Dans le dernier äge de la republi-que, Rome se vit maitresse du monde.11 n’y eut plus alors dans l’universconnu qu’une seule puissance, qu’uneseule tactique. Toutes les institutionsmilitaires etaient aneanties ou fonduesdans celles des Romains. L’art de laguerre parut donc, une seconde fois,au plus haut point de sa splendeur.Mais ce moment ne pouvait pas durer.Pour qu’une Science, et celle-lä parti-eulierement, se soutienne et s’etende,U faut que plusieurs nations ä la fois s’y

attachent etla cuitivent. II faut qu’ellesy soient excitees par 1’ambitiou et lanöcessite. Les Grecs etaient devenusguerriers par Ieurs divisions intestines,par l’ambition de leurs gouvernemens,par le besoin d’opposer du courage etdes principes aux invasions des Per-ses. Les Romains s’etaient de mömeformes en defendant leurs foyers, enattaquant les Samnites, pauvres etredoulables, en combattant surtout degrands hommes; Annibal et Pyrrhus les instruisirent ä force de les vaincre.Mais, quand Rome regna paisiblementsur l’univers, quand eile n’eut plusd'ennemis que ses richesses et ses vices,la discipline degenera, l’art mililairene fut plus qu’une etude de llieorie etde speculation abandonnee äi quelqueslegionnaires obscurs et meprises. LesParthes , les Gaulois, les Germains »t-taquaient de toutes parts les frontieresde l'empire. Les legions, jusqu’alors in-vincibles, furent souvent vaincues.Mais ces guerres lointaines n’allar-maient pas encore l’ltalie. Les empe-reurs, assoupis sur leur tröne, por-taientä peine leurs regards aux extre-mites de l’empire. Ils ne voyaient pasl’abätardissement de leur milice et lepreeipicequi secreusait sous leur gran-deur.

Vespasien, Titus, Trajan et quelquesautres princes remedierent pa«sagere-ment ä ces maux. Ils relablirein la dis-cipline dans les troupes; ils tirent laguerre eux-mömes, et ilsla firent avecsucces. Mais ä ces grands hommes suc-cedaient des princes faibles ou des tv-rans. Les ressorts du gouvernement serelächaient de nouveau, les plaies po-litiques devenaient plus profondes etplus incurables. Les legions vendaientl’empire au lieu de le defendre. Romene put survivre ä tant de corruption.Des essaims de Goths.de Hans, de