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Tome cinqième.
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SCIENCE MIL1TA1RK,

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guerison. Peut-Ötre il s’ölevera ä la löstedes nations, des hommes qui ne döses-pöreront pas de leur salut, qui dösire-ront lebien, qui aimeront la gloire,et ä qui ces deux sentimens rendronttout facile. Le gönie et la vertu peu-vent naitre sur les trönes.

Je n’ai offert ici qu’une öbaucheimparfaite des revolutions de l’art mi-litaire. Ce tableau mörite d’ötre l’objetd’une histoire cornplöte. Qu’il seraitinteressant d’y suivre les progres decet art, ä travers le cours des siöcles,de les suivre particuliörement chez lesgrands peuples, d’y observer ce qu’ilötait aux differentes epoques progres-sives de lem ölövation, de leur döca-dence, de leur ruine, et ce qu’il ötaiten möme temps chez les nations con-temporaines, aux depens desquelles ilss’elevaient, OU qui s’ölevaient sur leursdebris! Cesi recherches instructives nese borneraüent pas simplement ä l’his-toire de l’art; eiles examineraient, auxmömes öpoques, les constitutions desmilices des differeris peuples, les rap-ports qu’elles avaient avec leurs cons-titutions politiques, avec leurs moeurs;car les succes militaires des nationsdependent, plus qu’on ne pense, deleur politique, de leurs moeurs sur-tout; et c’est cet enchainement que nenous montrent jamais assez la plupartdes historiens, qui ne sont communö-ment ni militaires ni philosophes, etencore moins Tun et l’autre ä la fois.II est digne de notre siede de produirecet ouvrage interessant. J’y encourageun de mes amis, qui Ie mödite et leprepare depuis long-temps. Je dönon-ce ici son nom, son plan, ses talens (1).Je voudrais lui faire contracter, vis-ä-vis de ses concitoyens, un engagement

(1) M. le Chevalier d’Aguesseau , lieutenant-'•Otonel du rf’girnent de la Couronnev .

qu’il est en ötat de remplir, et dontl’exöcution fera sa gloire particuliere,en möme temps que l’instruction pu-blique.

CHAPITRE III.

De l’etat actuel de la politique et de la Sciencemilitaire en Europe , suivi de pensdes ddta-chdes sur des objets intdressans.

Quand on ouvre F Esprit des Lois ,on s’attend ä trouver le developpementdes principes qui ont servi de base ä lalögislation ancienne et moderne; onespöre que cet examen sera suivi d’unSysteme de cieation et de reformedans les lois actuelles de l’Europe , outout au moins, dans celles de la nation.Mais, oserai-je le dire? faute de plan .cette espörance n’estpas remplie. Soifque l’immortel Montesquieu , tout oc-cupö de la creation de ses matöriauxait du dödaigner, dans la chaleur deson travail, de les assembler et de lespolir, soit qu’ecrivant de la hauteurde son gönie, il dedaignät toutes lesidees intermediaires que nous atten-dions de lui, soit qu’il se proposätde descendre un jour vers les dötails,de nous öleverpar eux jusqu’ä lui, d’ö-crire, en un mot, pour le t este deshommes, apres avoir öcrit pour lui -möme, son ouvrage est reste un mo-nument incomplet. On y trouve despensöes sublimes, des vöritös eparseset ä demi-dövoilees, l’öbauche ou legerme de presque tous les principespolitiques; mais on sent que toutesces matteres ont besoin d’ötrc accor-döes *et de former un ödifice. Oneprou've enfin , ä la lecturc de cet ou-vrage, ce mölange de plaisir et de re-gret qiu’inspirent ces tableaux dont onadmirte les dötails, et qui, faute d'or-

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