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Tome cinqième.
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SCIENCE M1UTA1HE.

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rance, puisque toute l’Europe s’e-claire; ootre but est de rendre la caiva-lerie manoeuvribre, et pour cela d’eta-blir des ecoles.,... D’accord, maisavant que d’etablir des ecoles, cher-ehons la verite, posons des principes.Vous avez, je pense, song6 que vos ca-valiers sont ou doivent ötre, en plusgrande partie, des paysans bien dpais,bien grossiers, et par consequent biensourds ä toutes les recherehes d’un artrafline. Yous avez reflechi, sans doute,que votre Constitution vous oblige äcongedier tous les ans le huitieme deces cavaliers; qu’il en meure, qu’il endeserte tous les ans quelques-uns;qu’en temps de guerre ces deux bran-clies de consommation s’accroissentconsiderablement; vous avez fait lemöme calcul pour les chevaux; voussaurez donc qu’il faut, pour vos cava-liers et popr vos chevaux une instruc-tion prompte, simple, et qui les mettele plus töt possible en etat d’entrerdansl’escadron. Maintenant, messieursles instituteurs, vous prdtendez quel'dquitation est la base indispensablede cette instruction; mais de quelleespece d’dquitation parlez-vous? Sie’est de cet art qui, a force de vouloirrendre un cheval agreable et souple,lui fait la bouche delicate, les aidesfines et les jarrejs tremblans; si c’estde cet art par le moyen duquel vosjeunes gens, places de tres bonnegräce, ne savent pas au bout de deuxans rnaifriser un cheval, gardez ces le-fons pour les maneges ; elles ne con-viennent ni ä l’espece de nos cavaliers,ni a celle de leurs chevaux, ni autemps qu’on peut employer ä leureducatiou; gardez-les a plus forte rai-son , si vous n’ötes pas d’accord survos principes; si chacun de vous veutasseoir le cavalier et mener le chevala sa maniere, < r soutenant. cependant

que ses principes sont les meilleur?:car je ne puis croire que ce soit d’uuemain, d'une jambe placee de teile outeile fa^on, que depende enti^rementla conduite du cheval. Yous croyez l’d-quitation tres perfectionnde en France ,vous la croyez fondee sur des principescertains; je ne vois pas qu’en France les ecuyers soient plus hardis et plusadroits. je n’y vois pas leurs chevaux seremuer avec plus d’aisance et se fati-guer moins. Votre pretendue bonnegräce est affaire d’opinion. Quatremille ans avant vous on montait ä che-val avec des principes differens. LesScythes, les anciensNumides, les Mau-res d’aujourd’hui, les Turcs aetuels.tous ces peuples que la nature fait ca-valiers en naissant, sont assis sur leurschevaux et les manient autrement quenous.

Quelques-unes de ces nations neconnaissent pas l’usage de la bride etdes harnais; encore aujourd’hui la ca-valeriedeMarocet d’Alger a des sellesplus courtes et plus legeres que lesnötres; des etriers tres larges et trescourts; eile galope le haut du corps enavant, les genoux releves, les jambesraccroch6es. de maniere que le talonappuie 16g£rement au flanc du cheval.Vcyez les Anglais qui, cependant ontles meilleurs chevaux et les plus har-dis piqueurs de l’Europe , les Espa-gnols, qui ont les chevaux les plus lins,la cavalerieprussienne qui, pourn’ötrepas la meilleure de i’Europe , est ce-pendant la seulequi soitmanceuvriere,ces peuples n’ont ni votre assiette, ni vosprincipes. Tous sontseulementd’accordsur un point dont vous ne convenezpas; c’est qu’il faut 6triver (placer l’e-trier) tres court et mener dans un es-cadron les chevaux par la radesse etpar la vigueur, plutöt que par art etpar principes. Enön messieurs, eon-