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POLITIQCK.
France parce qu’alors la France com-balhitcontre l’Europe , etque, malgreses maiheurs dans la guerre de 1700,c’etaient les röglemens et les institu-tions de son militaire qui donnaieni leton ä l’Europe . A ces hussards et dra-gons se joignit bientöt l’usage descompagnies franches. Louis XIV enentretenait un assez grand nombre.C’etaient des compagnies, levees pardes officiers suisses et non avouees parles Cantons, qui faisaientcette sorte deService, et l’on voit dans l’histoire decetemps lä, que ces compagnies, peut-ötre plus utiles que nos corps detroupes lögüres actuels, faisaient descoups bien plus hardis. II eüt sansdoute öte heureux qu’on s’en füt tenulä; on s’y tint pendant la guerre de1733, mais il n’en fut pas de mümedans celle de 1740. L’heritiöre deCharles VI fut obligee de se jeter en-tre les bras des Hongrois; alors paru-rent en Allemagne les peuples de ceroyaume, les Transilvains, Croates etautres, milices irreguläres et indisci-plinees, que la maison d’Autriche n’a-vait jamais tente d’appeler dans sesarmees, soit par politique, soit parcequ’elle ne s’en sentait pas aimöe. Lesgeneraux de Marie-Thüröse en disci-plinerent une partie; mais, desespe-rant d’assouplir tous ces hommes ädemi-sauvages ä la regle commune, ilstolererent que l’autre partie continuätde servir selon son gönie et ses habi-tudes. Marie-Thörese etant consolideesur leströnesde sesancötres, conservasur pied ses fideles Hongrois et Tran-silvains qui, plus tard, parurentpour lapremiöre fois en Flandre et sur leRhin.Les ignorans affirmerent que cettemilice, dont la destination est de har-celer sans cesse les avant-postes et lesgrami’-gardes, avaient detruit nos ar-men? de Bohöme, et de Baviere . Tl eüt
etö plus exactde dire que nos armeesavaient ötö victimes du climat et denos propres fautes ; on dit qu’il fallaifleur opposer des troupes ä peu prössemblables. Le marechal de Saxe or-ganisa des ulhans; on leva des regi-mens qu’on nomma troupes Ugires.A l’autre bout de l’Europe , le roi dePrusse augmentait aussi,dansle mömetemps, ses hussards et ses dragonspour faire face aux arriere-bans deHongrie ; ainsi se termina ia guerre de1740. Dans celle de 1756, cette aug-mentation röciproque de troupes le-geres a etö poussee plus loin encore.Car, dans toutes nos constitutions sansprincipes, tout se f'ait par imitation etpar engouement. Telle esst entin au-jourd’hui en France la Situation dciopinions sur cet objet, que beaucoupd’otficiers osent avancer que les trou-pes legeres sont les corps les plus im~portans et les plus utiles d’une annee;qu’il faut les multiplier, les rendre su-perieures en nombre et en bonte äcelles de l’ennemi. II semble, ä les cn-tendre, que ces corps soient 1 ecole dela guerre, que ce ne soient qu’eux quila fassent ou la doivent faire : etrangeprevention que celle qui peut confon-dre ainsi la pratique de manier quel-ques troupes, d’eclairer un pays, defaire quelques expeditions hardies,d’engager et de conduire un petit.combat, avec la Science immense etplusqu’humainederemuer une armee,de donner une bataille, de creer et dediriger le plan d’une Campagne; preven-tion dont les suites pourront formerquelques bons chefs d’avant-garde,peut-ütre müme quelques bcns lieute-nans de genüraux, mais certainementjamais des hommes du premier genre,comme les Turenne et les Luxem-bourg.
Sans doute ii faut qu’une armee s’O'