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Tome cinqième.
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SCUSNiCE M1L1TA1RM,

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claire, couvre ses cornmunicatioms,harcelle l’ennemi; mais n’y auraiit—ilpas un Systeme de guerre par lequelon rendrait toutes ces operations moinscompliqudes? Ne pourrait-on pas em-ployer ä la pius grande partie de cesoperations ce que nous appelons destroupes regulieres? Enfin, en admet-tant qu’il faille entretenir des corps detroupes, privativement destinees ä lesremplir, la Constitution qu’on donne äces corps, et particulierement cellequ’on leur donne en France , est-ellela meilleure et la plus avantageuse ?

Les machines de guerre des anciensdtaient incommodes et de peu d’effet.Notre artille»rie est plus simple, plusingdnieuse, plus facile ä mouvoir; sonexecution est plus certaine et plusmeurtriere. «Quelques i.nilitaires nesontpas de cet avis; mais; comment osercomparer des maehjfijds qu’on ne pou-vait mettre en jeu qu”a force de ver-vins, de treuils, de momfles, de corda-ges, ä des armes d’une imanoeuvreaisde,et qui, par l’inflammation subite de lapoudre, chassent des mobiles plus pe-sans et plus destructifs; des machinesdont les montans et les bras donnaienttaut de prise aux batteries opposees,ä des armes que l’on peut rendre pres-que inaccessibles aux eoups de l’enne-mi; des machines dont le tir n’etaitpas horizontal, dont la plus grandedtendue de portee etait au-dessous dela moyenne portde des nötres, dont larectitude de portee etait bien plus im-parfaite; des machines qui permet-taient qu’une place se defendit plu-sieurs anndes, et que des tours decharpente d’uDß dlevation prodigieu-se subsistasseni: devant elles plusieursjours, ä des armes qui, tantöt sous desangies de projection dlevds, lancentleurs mobiles ä des portees inouies,qui taritöt sous des angies moins sen-

sibles, chassent ces mobiles horizonta-lement, battent de but en blanc de»terrasses enormes, les ddtruisent enpeu de jours, enfilent des prolonge-mens, les ricochent, empdchent l’en-nemi de s’y maintenir, et tlnissent en-fin par ddtruire toutes les places qui nesont pas ddlivrdes par des secours dudchors, ou par les fautes de ceux quiles assiegent.

Qu’on ne conclue pas de lä que laScience de l’artillerie soit arrivde aupoint de perfection oü eile peut at-teindre. Dimensions des pieces, cons-truction des affüts, effets de la poudre,jet des mobiles, portee de ces mobiles,presque tout, sur ces dififörens objets,est encore syst&me ou erreur. II y apeu de principes dans cette Science quine soient contestes. Plusieurs pointsde premiere importance sont encoreun probleme, et le seront peut-ötrelong-temps. On ignore quels sont leseffets de la poudre; jusqu’a quel pointeile agit sur les mobiles qu’elle chasse,soit relativement ä sa qualite, ä saquantite, ä la maniere dont eile estemployee, aux impressions que l’airfait sur eile , soit relativement au md—tal, ä la longueur et ä l’öpaisseur despiöces. On ignore la quantitö de forcemotrice par laquelle les mobiles sontchasses, et la diminution successive devitesse qu’ils eprouvent par la rösis-tance plus ou moins forte de l’air. Latheorie de la balistique est encore m-certaine; on a cherche en vain jus-qu’ici une equation gdnerale, qui, danstous les cas, determinät la courbe de-crite par le centre de gravite d’un corpsspherique projetd en l’air. On n’a quedes tables approximatives des portdesde but en blanc primitif. La oü le poin-tement du but en blanc primitif n’apas lieu, il faut le faire par estime etpar tätonnement, aiesi que c’etait l au»