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Tome cinqième.
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cienne möthode, ou avec le coin demire, ou bien par le moyen des haus-ses et des visieres mobiles, nouvelleinvention trop compliquöe, trop peusolide peut-ötre, et qui exige une theo-rie pratique et des precautions qu’onne doit pas attendre du soldat, surtoutau milieu du tumulte et du dangerd’un combat. On voit qu’il y a loin detout cela ä la perfection de l’art. II estdonc apparent que le temps, que lesconnaissances mathömatiques qui serepandent, et font de plus en plus fer-menter les esprits chaque jour, pro-duiront des decouvertes nouvelles, etque ces decouvertes ameneront denouveaux principes. Puisse seulementle gouvernement exciter le gönie surcette importante branche du militairecarame sur toutes les autres, et enmöme temps contenir l’inquietude desnovateurs, ne pas rejeter sans examen,et ne pas adopter sans öpreuves! Puis-sent les öpreuves qu’il ordonnera n’ö-tre pas ce que j’ai oui dire qu’ellesötaient trop souvent, des assembleesdont le rösultat est connu avant qu’el -les se tiennent, soit parce que l’au-torite des olficiers qui y prösident en-traine et couvre toutes les opinions,soit parce que chacun y apporte saprevention plutöt que son jugement,et l’avis qu’il veut conserver plutöt quei’impartialite qui fait qu’on veut voiravant de juger.

Je ne vois pas, sans frömir, les dis-positions de notre nouveau Systemed’artillerie relativement ä la formationde l’equipage de Campagne d’une ar-mee. II est röglö que chaque bataillonaura a sa suite deux pieces de canonde quatre, ei qu’independamment decela, ie pare de l’artillerie sera com-pose sur le pied de deux pieces de Ca-non par bataillon ; donc une armöe deCent batailions trainera ä sa suite qua-

tre cents piöces de canon. Ces quatrecents pieces de canon exigeront deuxmille voitures pour le transport desmunitions, outils, effets de rechange,pontons et autres attirails necessaires.Voilä deux mille quatre cents attelagesfaisant au moins neuf mille six centschevaux; voila plus de deux mille char-retiers-conducteurs, gardes d’artillerie,capitaines de charrois, etc. Notez que,vu le mauvais ötat de nos haras, ceschevaux s’achetent presque tous enSuisse ou en Allemagne ; que ces char-retiers sont tous des paysans robustes,vigoureux, enleves ä l’agriculture et äla population. II faudra, pour le Ser-vice de ces quatre cents pieces, ä rai-son de douze canonniers ou servans,Tun portant l’autre, par piöce, environquatre mille soldats, non compris lesofficiers. Que le roi ait plusieur» ar-mees sur pied, comme les circonstan-ces ne peuvent que trop souvent l’exi-ger; qu’il faille attacher de l’artillerieä ces armees dans la möme, proportion,qu’il en faille garnir les pJaces mena-cees, les cötes, les ports, les vaisseaux,voyez l’önorme quantite de canons, decharrois, d’embarras; voyez le rui-neux entretien de tant d’attirails. Carsi l’artillerie augmente si prodigieuse-ment dans les armees, eile s’accroitrade möme partout; partout on mettraen eile saconßance unique; on n'atta-quera plus, on ne defendra plus lesplaces que par le canon; Oie »«: cröiraplus ses cötes en surete, que quandeiles seront couvertes de batteries. 11en sera sur mer comme sur terre; lesvaisseaux ne se joindront plus, ils nese battront que par leur artillerie Queseront, pour remplir tant d’objets, huitmille hommes d’artillerie que le roijentretient aujourd’hui? II faudra ou endoubler le nombre, ou, ce que l’on sepropose dans le nouveau Systeme, y