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Tome cinqième.
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*0p POL1TIOÜE.

töte de la rapiditö des mouveineris. 11lafera entrei, uvec plus d’intelligence,dans la combinaison de ses dispositionsde marche et de combat. II la manceu-vrera comme ses troupes, et de con-cert avec elles. 11 cr£era enfin pour eileune tactique de d4ploiemens et de ru-ses, par laquelle il saura opposer ega-litd et supdrioritö dans les parties deson ordre de bataille qui devront fitreattaquantes ou attaquees, dans le tempsqn’il refusera et mettra hors de portöede l’ennemi les parties de cet ordrequ’il dögarnira d’artillerie. Les opdra-tions de sa Campagne seront calculeesd’aprös la Constitution de son armee äcetdgard, et d’aprös celle de l’ennemi.Il fera vis- ä—vis de lui une guerre demouvement; il le desolera par desmarches forcdes, auxquelles l’ennemisera contraint d’opposer des eontre-marches qui seront lentes, destructivespour les attirails prodigieux et attelesavec economie, qu’il trainera a sa sui-te, ou bien qui l’obligeront ä laisser enarriöre la plus grande partie de cesembarras; alors ils seront ä armes 6ga-les, et il aura pour lui la perfection etla superioritd de manceuvre des sien-nes. Enfin, füt-il oblige d’attaquerl’ennemi ou de recevoir son attaque,il ne se croira pas battu, parce qu’ilaura moins de eanons ä lui opposer.Ses batteries, mieux disposees, mieuxemplacdes, mieux executees, des piö-ces d’un calibre plus decisif, des pro-longemens plus habilement pris, luidonnerontencorel’avantage. Eh! quel-les batailles ont ötö perdues, parce quel’artillerie a manque ä l’armde vaincue?Je vois partout que peu de piöces ontagi, et que beaucoup sont restees dansl’inaction, ou faute d’emplacement, oulaute de pouvoir atteindre a l’objet, oufaute de savoir les porter 'apidementau eoint d’attaoue.

J’ai vu, pendant la guerre derniöre,des pieces de rögiment tirer sans relA-che, tandis que des batteries de piecesde huit du parc, qui ötaient voisines,trouvaient le möme but trop öloignepour y user leurs munitions. Cetteineptie, qui dura trois heures et con-somma inutilement mille cartouches,me rappelle un de nos officiers-gönö-raux s’emportant contre le comman-dant d’une batterie, parce qu’il ne ti-rait pas. Ce dernier, occupe alors d’unenouveile disposition qu’il donnait ä sespieces pour prendre un revers surl’ennemi, repondit quil cherchait sonprolongement. E,hl monsieur, repliqual’officier-gdndrall qui se ddsesperait, etne savait pas ce que c’etait que prolon-gement, voild comme est le corps royal:ilprolonge toujours.

A quoi servira toute l’intelligencepossible dans la disposition des mar-ches, si nous ne cherehons ä diminuercette quantitö önorme d’attirails, d’e-quipages, de valets, si bien nommdepar les anciens impedimenta; si pourcela nous ne devenons plus sobres,moins amoureux de nos aises, plusendurcis aux travaux? Je ne m’eten-drai pas la-dessus; car une pareille re-volution ne peut s’operer qu’en chan-geant l’esprit et les mceurs actuels. Or,changer l’esprit et les mceurs d’unenation ne peut ötre l’ouvrage d’unecrivain quel qu’il soit. Ce ne peut ötreque celui du souverain oud’un hommede gdnie, dans les mains duquel degrands malheurs et le cri public, plusfort que les cabales, remettront, pen-dant quelques annöes de suite, le ti-mon «le la machine.

Si une nation ötait pourvue de trou-pes et de göneraux tels que je me lesimagine, ses armöes pourraient ötubien moins nombreuses que ne le soicelles qu’on a aujourd’hui, et cepe*c