DES PLACES FORTES.
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j mens des places d’armes rentrantes,qui nous avaient coüte tant d’hommeset tant de temps au si^ge de Bergop-/<oom, en 17VJ; ii reconnut la neces-sit6 des grands reduits dans Ies demi-lunes; il donna ä ces mfimes demi lu-nes de grandes saillies, aün d’obtenirdes revers sur les logemens de len-nemi dans le chemin couvert; enGn,il perfectionna notablement toutes lesparties de son art, et parvint ä Com-poser le Systeme de fortifications qui estauiAurd’hui considdrd comme le meil-leur par la plupart des officiers du g6-me, et il eut l’avantage d’en faire lui-mSme une importante application auxi Doubles-Couronnes de la Moselle etde Belle-Croix ä Metz , qui, par ses■ construclions, est devenue au moinsdans ces portions principales de sonenceinte, une place de la premiereforce.
Mais, soit modestie de la part deM. de Cormontaingne, soit qu’il sütcombien il est difficile de faire agreerles nouveautßs, il ne presenta jamaisson tracd, et les rcsultats de tous sestravaux, que comme de legeres modi-Gcations de ce qu’avait fait avant lui lemarechal de Vauban, comme de sim-ples perfectionnemens que le tempsam&ne toujours aux meilleures choses,sans älterer lagloiredes inventeurs, etqui n’auraieot pu echapper ä M. deVauban lUi-mßme, s’il eüt vöcu davan-' tage. C'est ainsi que M. de Cormon-I taingne fit adopter sans contradiction
i ses nouvelles id£es, et qu’il reussit enfin\ ä introduire dans le Systeme de M. de? Vauban beaucoup plus d’innovations
que M. de Vauban , lui-möme, n’enavait faites ä celui du comte de Pa-gan, qui l’avait prdc6d6. Au surplus,si ces changemens furent heureux, lavraie gloire de M. de Vauban n’enpouvait souffrir, car eile n’est point
fonaee sur la perfection de son trac6,mais sur l’habiletd avec laquelle il sa-vait profiter du site et des accidens duterrain, et surtout sur le nouvel artd’attaquer les places, art dont il doit6tre consid6re comme le vdritable createur.
De tous les Services qu’arendusM. deCormontaingne ä l’arl (lßfensif, le plusimportant est celui d’avoir parfaite-ment ddveloppß les avantages de lafortification en ligne droite, avantagesapcrfus et traites positivement parFahre, habile ingdnieur du rögne deLouis XIII , sentis et appreeies parM. de Vauban , mais qu’il etait r6-servd ä M. de Cormontaingne de met-tre dans tout leur jour et de confirmerpar d’heureuses applieations.
Nous avons vu pr^cedemment com-ment M. de Vauban avait evalue paraper^u, d’apres sa longue expörience,la durde probable de chacunc des pe-riodes d’un sidge, afin de se procurerune base pour les approvisionnemens;M. de Cormontaingne voulut perfec-tionner cet apergu comme tout lereste: il essaya de le rdduire en calculexact, et de plus, il imagina d’en faireune application nouvelle, absolumentetrang&re ä l’objet qu’avait eu en vuele marechal de Vauban. Cette applica-tion consiste ä se servir des resultatsde ce calcul pretendu exact, pour eta-blir une Schelle de comparaison pr6-cise entre lesforces desdilKrenssysth-mes de fortifications quelconques exis-tans, ou qui pourraient 6tre proposesdans la suite.
Mais ces calculs matheraatiques ontproduit de tr&s mauvais effets, parceque le temps fixe par eux pour la de-fense d’une place a £te pris pour unmaximum, tandis que ce n’est cju’unminvmum. Ainsi, par exemple, le tempsfixe pour la duree du siege de Hiev,-