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Tome cinqième.
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DK LA DäFBNSK

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gone par les calculs de M. de Cormon-taingne, 6tant de vingt-trois jours seu-lement, on a regardö ces vingt-troisjours, eomme Ie maximum de durde dusiege de l’hexagone, tandis que danscette duree on ne eonsidere que la de-fense resultante de 1’efFet des armes äfeu qui est la moindre, et qu’on y faitabstraction de la defense par les coupsde main, qui est infiniment plus effi-cace, mais qui, parce qu’elle dopenddu degrö de courage de la garnison,est par lä möme indöfinie et non sus-ceptible d’ötre soumise au calcul.

D’ailleurs, sous le rapport de l’ap-provisionnement des places, les calculsde M. de Cormontaingne 6taient inu-tiles, parce que les apercus de M. deVauban suffisaient bien pour remplircet objet; et sous le rapport de la nou-velle application qu’a voulu en faireM. de Cormontaingne, qui etait decomparer les valeurs des divers sys-temes de fortifications existans oupossibles, ces calculs 6taient erro-nes, m£me en faisant abstraction detoute autre defense que de celle desarmes ä feu, parce qu’ils n’6taient ap-plicables qu’aux constructions connuesou Idg&rement modifi^es, les seulessur lesquelles les journaux de siegeeussent fourni les donn^es süffisantes;mais pour des constructions enttere-ment nouvelles, on ne pouvait y ap-pliquer la methode de M. de Cormon-taingne , sans qu’il enträt beaucoupd’arbitraire daus res 6valuations, et departialitä en faveur ou contre tel ou teltrac6, dejä adoptd ou rejet6 mentale-ment, par esprit de corps ou par amour-propre d’auteur.

Enfin ces calculs ont revtilä le secretde la faiblesse de tous les systfemescour*'s jusqu’alors, et particuliärementde celui de M. de Cormontaingne lui-, lequel d'apres ses propres cal~

culs et dans le cas le plus favorable,qui est celui de la ligne droite, ne neuttenir plus de quarante jours de tran-chee ouverte.

Ainsi se forma cette opinion träsfausse et träs präjudiciable, que lesplaces ne sauraient se d6fendre long-temps,qu’elles sontpresqueinutiles, etqu’il vaudrait mieux employer les de-penses qu’elles entrainent, en aug-mentation de forces actives. Cette opi-nion, qui a eu beaucoup de vogue enFrance , quelques annäes avant la r6-volution, en aurait, si eile eüt pu pr6-valoir, infailliblement entrainö la ruine,pendant cette crise terrible, oü eile a6t6 sauvee maintes fois par la resistancede ces places, et particulierement parcelles de Landau, Lille, Maubeuge .

Cette möme opinion avait dejä se-duit Joseph II, empereurd’Allemagne ,et l’avait dätermin6 ä dömolir ou faireddmariteler les places fortes de la Bel-gique : aussi cette belle contree, quiavait 6t6 pendant tant de siäcles lethßätre de la guerre, sans ßtre con-quise, le fut par les Fran^ais en uneseule Campagne et sans retour, pen-dant cette möme rävolution, qui sem-blait devoir entrainer leur extermina-tion et le dämembrement de leur pavs.

Jereviendrai sur les calculs de M. deCormontaingne. A la mort de cet offi-cier-g^neral, ses memoires et papiersfurent confi£s ä M. de Fourcroy, pouren faire l’analyse et en tirer ce qui s’vtrouverait d’utile. M. de Fourcroy etaitun offkier-general du roßme corps, re-commandable par ses Services; mais iiavait peu de luciditä dans l’esprit; iivoulut möler ses propres iddes, quin’dtaient pas toujours heureuses, ä cel-les de M. de Cormontaingne; il s’en-veloppa d’un certain langage, moitidmyst^rieux, moitie scientifique, et finitpar ne donner iiu'un fori, mauvajs eu