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Tome cinqième.
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l’ennemi et de le jeter dins !a rivifere.II avait les forces necessaires pour cetnbjet.

» 8° Lorsqu’il s’cst resolu ä attaquerl’ennernijln’a envoyecontrelui qu’unepartie de ses forces, trop faibie et pointchoisie avec assez de soin, et il a con-serve avec iui, ä une lieue da pointqu’il devait reprendre, la majeure par-tie de ses troupes, parini lesquellesütaient ceilcs d’dlite.

»9o II n’avait fait distribuer ä sesposles et ä ses troupes qu’une quantitdbeaucoup trop faibie de munifions deguerre, landis que les magasins deCayenne renfermaient sufiisammentde poudres et de mobiles pour la de-fense de la colonie.

»10° II ne s’est jamais portd de sapersonne en vue de l’ennemi, et il estrentrd dans la place de Cayenne ac-compagnd de cette majeure partie deses troupes d'elite, qui n’avaient paslire un seid coup de fusil.

»11° Resolu ä capituler, il est sortilui-meme de la place et est alle seultraiteravec l’ennemi, etcela sansavoirprdalablement ni assemble de conseilde guerre, ni pris l'avis des autoritesciviles, qu’aux lermes des lois il devaitconsulter.

»12° La capitulalion qu’il a faitepourrail ötre considerde comme belle,si eile eüt dtd precedee par la pertc deplusieurs combats et par la destructionde la plus grande partie de ses forces.Mais dans l’dtat des cboscs le conseild’cnqudle n’a vu, dans l’acquiescementde l'ennemi aux conditions qui Iui onteie proposees par Victor Ilugues, quel’empressement ä faire un pont d’or äun advcrsaire qui aurait pu se defen-dre. L’on a cru remarquer encore quel’ennemi se d6ßait lui-mdme de ses |forces, et qu’il craignait que la capitu- Ilation ne fijt un pidge, puisqu’il n’est i

entre dans la place que deux jours apröscette capitulation.

» Second point. Le commissaire de SaMnjeste, Victor Ilugues, ne s’est-ilrendu ä un petit nombre d’hommesque pour mettre ä couvert ses planta-tionset sa fortune?

» Le conseil d’enqudte n’a pu rienddcouvrir d'asscz posilif pour emeltroune opinion motivee. Si on en croit lamajorite des creoles, Victor Ilugues aramassd une grande fortune qu’il avoulusauver; mais ils n’articulentquedes faits trop vagues pour asseoir unjugement. Füt-il vrai que Victor Ilu-gues n’cüt pas ete cntraind ä rendre lacolonie par l’espoir de sauver sa for-tune, le conseil pense qu’il n’en impor-te pas moins de faire subir ä ce com-missaire I’epreti'-a d’un iruiement parun tribunal.

» Paris , 1 er ddeembre 1809.

» Signe : le comte de Cessac ,Ic gendral-comte IIülun, lecomte de IIosily, vice-amiral.»

« Renvoye ä notre minislre de la» marine et des colonies, pour faire» exdeuter les lois de l’empire contre» les prdvenus.

» Au palais de Trianon , le 20 dd-» cembre 1809.

» Signe NAPOLEON.»

L’histoire de France a heurcuse-ment peu de faits ä ciler en ce genre;bien des places ont öte rendues parignorance, quelques-unes par faiblesse,presque point par trahison.

Voici ce que dit sur cela M. de Feu-quieres :

« Pour entrer ä present dans le dd-» tail des sidges dont la conduite, dans» la defense, a ete assez mauvaise pour» obüger les princes ä faire punir, par)) des eonseils de guerre, des gouver-

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