DE LA DEFENSE
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» neursqui ontrendu mal ä propos lesb places qui leur avoient öte confiöes,» je commencerai par celui de Naer-b den , en l’annee 1673, assiege par» M. le prince d’Orange et defendub par M. Dupas.
» M- de Luxembourg, qui comman-» doit dans lcs conquötes du roi en» Hollande, entra dans la place quel-» ques heuresavant qu’elle füt investie,b et en etait parti apres avoir concertö » avec M. Dupas de le secourir, des» que la eavalerie seroit rassemblöe.
b Ce gouverncur, ä qui la töte tour-b na dös qu’il vit I’armöe ennemie cam-» pöe autour de sa place, la renditb avant que l’ennemi füt seulement» maitre du cliemin couvert, et signab une capitulation, contre le sentiment» des principaux ofllciers de sa garni-» son. Le roi envoya ordre ä M. de» Luxembourg de faire assembler unb conseil de guerrc, devant lequel l’af-» faire fütportöe etle procös de M. Du-» pas instruit. II fut degradö des ar-» mes en presence des troupes mises» en bataillepour ce sujet, etcondam-» nö ä une prison perpetuelle. La rai-» son pour laquelle le conseil de guerre» ne le condamua point ä mort, fut» qu’il ne se trouva point d’ordonnance» qui condamnät un poltron ä perdre» la vie.
» En 1703, M. le duc de Bourgogne » assiögea et prit le vieux Brisach.b L’empereur, mal content de la con-b duite du gouverneur, le fitarröter etb mettre au conseil de guerre, qui le» condamna ä avoir la töte tranchöe.b Le comte de Marsilly, qui etoit aussi» dans la place, fut, par le möme con-» seil de guerre, degrade des armes.
» II pourroit bien y avoir quelque» chose ä redire dans la conduite de» ces deux commandans, et je rap-b porte cet exemple seulement pour
» faire voir que les autres prmces sont» plus severes que nous, et punissent» rigoureusement ceux qui, dans la» defense des places qui leur sont com-» mises, font desfautes qui en causentb trop löt la perte : en quoi je ne les» blöme point.
» En ces entrefaites (est-il dit dansb la relation du siege de Met/.) fut dö-» couverte l’entreprise du Bastard deb Fontanges et de Claviöres, soldats de» la compagnie du capitaine Bahus,» qui avoient quelque pratique avecb l’empereur, laquelle, du commence-»ment, ils avoient fait semblant de» mener avec le sceu de M. de Guyse:b par le moyen de quoi on espöroit» s'en prövaloir; mais il fut trouvö» qu’ils avoient inclinö du coste de» l’ennemy, et fait d’aulres menees» qu’ils cöloient ä M. de Guyse, bien» dommageables au Service du roy;b mesme soubs couleur de faire entrerb un simple soldatdansla ville, y avoient» mis un ingenieur de Fempereur. Ils» furent retenus prisonniers; et peub apres le dit Claviere mourut de ma-» ladie, de qui la töte fut mise sur la)> porte de Champagne , et le Bastard» ayant confesse la verite du fait, il futb executö a la fin du siege. »
En 1638, le marquis de Leganös,genöral des troupes espagnoles, seprösenta devant Bröme , et forma lesiege de cette ville. Montgaillard enetait gouverneur; la garnison n’ötaitque de six Cents hommes, et son com-mandant se faisait payer comme si eileeüt ete de dix-sept cents complcts.Cette avarice sordide devint funeste äson auteur; car les defenseurs de Brö-me , se voyant trop faibles pourresisteraux assiögeans, forcerent Montgaillardd'ouvrir les portes de la place, le 27 demars; ce qui fit condamner cet officierä perdre la töte. Le maröchal de Cre-